WASHINGTON, 28 juillet (Reuters) – Le déficit commercial des États-Unis dans le secteur des biens s’est réduit en juin dans un contexte de large baisse des importations, mais cette amélioration n’a probablement pas été suffisante pour empêcher que les échanges commerciaux nuisent à nouveau à la croissance économique au deuxième trimestre.
Le rapport du Département du Commerce publié mardi montre également que les exportations ont chuté à leur plus bas niveau depuis cinq mois, entraînées par une forte baisse des expéditions de fournitures industrielles, dont le pétrole. Cette baisse reflète probablement un recul des prix du pétrole brut dans un contexte de cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l’Iran.
Alors que les entreprises augmentent leurs investissements dans l’intelligence artificielle et que les dépenses de consommation sont résilientes, la baisse des importations du mois dernier pourrait être temporaire. Le développement de l’IA dépend des importations. Le gouvernement a fait état lundi d’une forte augmentation des commandes et des expéditions de biens d’équipement non militaires en juin.
« Notre modèle mappant les données commerciales sur les comptes nationaux indique désormais que le commerce net soustrait environ un point de pourcentage à la croissance du PIB au deuxième trimestre », a déclaré Oliver Allen, économiste américain senior chez Pantheon Macroeconomys.
L’écart commercial des biens s’est contracté de 4,2% à 101,5 milliards de dollars le mois dernier, a indiqué le Bureau du recensement du Département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un déficit de biens de 100,0 milliards de dollars. Le déficit moyen du commerce des biens pour les trois mois jusqu’en juin est resté plus élevé que la moyenne du premier trimestre.
Les importations de biens ont diminué de 8,2 milliards de dollars pour s’établir à 306,2 milliards de dollars. Ils ont augmenté de 16,6% sur un an en juin. La baisse des importations mensuelles reflète probablement le ralentissement des entreprises qui se précipitent pour se réapprovisionner pour éviter les pénuries et la hausse des prix dues au conflit au Moyen-Orient.
Les importations de biens de consommation ont mené la baisse, avec une baisse de 3,8 %. Les importations de biens d’équipement ont chuté de 2,0%, mais ont bondi de 37,4% sur un an. Les importations de produits alimentaires ont diminué de 2,5%, tandis que celles de véhicules automobiles ont chuté de 2,5%. Les importations de fournitures industrielles ont chuté de 1,9 %, probablement en raison de la baisse des prix du pétrole.
Les exportations de biens ont chuté de 3,8 milliards de dollars à 204,7 milliards de dollars le mois dernier. Les exportations de fournitures industrielles ont chuté de 4,4 %, probablement également en raison de la baisse des prix du brut. Les exportations de produits alimentaires ont chuté de 3,1%, tandis que les expéditions de biens d’équipement ont chuté de 1,1%.
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