JOHANNESBOURG, 3 août (Reuters) – L’Afrique du Sud a franchi une étape lundi vers l’intégration des crypto-monnaies dans son règlement financier, en publiant un projet de lignes directrices qui, pour la première fois, précisent à quel moment le déplacement transfrontalier des crypto-monnaies devient un événement réglementé et à signaler.
Le projet de manuel sur les actifs cryptographiques, publié conjointement par le Trésor national et la Banque de réserve sud-africaine, s’appuie sur une refonte plus large des règles de flux de capitaux du pays proposée en avril.
Cette décision intervient alors que l’utilisation de la cryptographie s’intensifie en Afrique du Sud. Le pays compte déjà des centaines de fournisseurs de services d’actifs virtuels agréés, selon la société d’analyse blockchain Chainalysis. Les grandes banques sont également à un stade avancé de développement de produits cryptographiques pour les clients institutionnels.
L’effet pratique est que si vous souhaitez envoyer des cryptomonnaies à l’étranger, vous devrez bientôt le faire par l’intermédiaire d’un fournisseur agréé, et la transaction sera signalée au département de surveillance financière de la Banque de réserve, connu sous le nom de FinSurv.
Les règles sont conçues pour empêcher que les actifs cryptographiques ne soient utilisés comme porte dérobée pour contourner les contrôles financiers existants en Afrique du Sud et pour aider les autorités à détecter et à perturber les flux financiers illicites.
Selon les règles proposées, une transaction cryptographique ne devient un événement transfrontalier que lorsque les actifs sont transférés d’un fournisseur local de services d’actifs cryptographiques agréé vers un fournisseur offshore, ou vers un portefeuille privé non dépositaire.
L’achat ou la vente de crypto en rands via un fournisseur local ne déclencherait pas de rapport. Pour l’instant, seuls les particuliers seraient autorisés à déplacer des actifs cryptographiques à l’étranger, et uniquement dans les limites de leurs autorisations de devises étrangères existantes.
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