
Au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001, la vie privée des citoyens américains a été sérieusement compromise.
Pour « assurer la sécurité des Américains », l’imposante bureaucratie du département de la Sécurité intérieure (DHS) a été créée, notamment avec la Transportation Security Administration (TSA).
Le Patriot Act a ensuite été adopté. Cette loi a « facilité la surveillance des Américains ordinaires par le gouvernement en élargissant ses pouvoirs pour surveiller les communications téléphoniques et électroniques, collecter des informations bancaires et financières, ainsi que suivre l’activité d’innocents sur Internet ».
La législation permet notamment aux agents gouvernementaux d’émettre des National Security Letters (NSL), sans l’approbation d’un juge, afin d’obtenir des informations personnelles, notamment des relevés téléphoniques, des données informatiques, des historiques de crédit et des informations bancaires.
Entre 2003 et 2006, 192 499 NSL ont été émises, ce qui n’a conduit qu’à « une seule condamnation liée au terrorisme », condamnation qui aurait de toute façon eu lieu indépendamment de cette législation.
Dans le cadre du Patriot Act, le gouvernement ne détruit jamais les informations privées qu’il collecte, et celles-ci sont largement accessibles. Par exemple, 34 000 agents des forces de l’ordre et des services de renseignement peuvent consulter les relevés téléphoniques obtenus grâce aux NSL.
Le Patriot Act a ainsi préparé le terrain pour le dernier outil de l’arsenal de lutte contre la criminalité : les caméras de surveillance, que les services de police défendent fermement comme une technologie indispensable.
L’entreprise leader dans ce domaine est Flock Safety, qui fabrique des « systèmes de caméras de surveillance capables d’enregistrer et d’analyser tout ce qui passe devant elles ».
Les caméras Flock sont utilisées comme des lecteurs automatisés de plaques d’immatriculation permettant de suivre ou de reconstituer les déplacements de véhicules dans le cadre d’enquêtes criminelles.
Actuellement, l’entreprise affirme avoir déployé 120 000 caméras à travers les États-Unis, lesquelles « capturent des milliards de données chaque mois ».
Souce: Newsmax – Read the original Article
