
Les terroristes houthis soutenus par l’Iran au Yémen ont lancé mardi une vague d’attaques contre l’Arabie saoudite, faisant plus de 70 blessés et provoquant des incendies dans des installations pétrolières et des infrastructures énergétiques du royaume, selon les autorités.
Cette attaque constitue une importante escalade dans les nouveaux combats entre un allié majeur des États-Unis et le groupe mandataire de l’Iran. Elle menace également de déstabiliser davantage une région déjà secouée par près de trois années de guerres et de porter un nouveau coup à l’économie mondiale.
Des semaines d’affrontements ont accru la pression sur des approvisionnements mondiaux en pétrole déjà limités, alors que les Houthis ciblent une route maritime utilisée par l’Arabie saoudite pour acheminer son pétrole vers les marchés mondiaux, tandis que le détroit d’Ormuz est fortement perturbé en raison de la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Les attaques de mardi ont visé des installations pétrolières saoudiennes liées à une route alternative, Bab el-Mandeb, une voie maritime stratégique située au large de l’extrémité sud de la péninsule Arabique, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden.
Les attaques survenues tôt mardi sont intervenues quelques heures après que les rebelles eurent accusé l’Arabie saoudite d’avoir mené une frappe aérienne contre une prison dans la province septentrionale yéménite d’Al-Jawf. Au moins sept personnes, dont un enfant, ont été tuées et sept autres blessées.
Les rebelles ont frappé des « installations civiles et économiques » dans les villes saoudiennes d’Abha, Jazan, Najran et Khamis Mushait, a déclaré le général de division Turki al-Malki, porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite qui combat au Yémen.
Soixante-treize personnes ont été blessées, dont des femmes et des enfants, a-t-il précisé, qualifiant les attaques de « grave escalade » et promettant des représailles.
Les attaques ont provoqué des incendies dans plusieurs installations pétrolières et infrastructures énergétiques de la région sud de l’Arabie saoudite, a indiqué le ministère saoudien de l’Énergie, ajoutant que les opérations dans ces installations avaient été temporairement suspendues.
La région sud abrite d’importantes infrastructures pétrolières, notamment une raffinerie d’une capacité de 400 000 barils par jour à Jazan, l’une des plus importantes d’Arabie saoudite. Les Houthis avaient déjà attaqué l’aéroport d’Abha.
Dans une déclaration vidéo préenregistrée, le général de brigade Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, a affirmé que le groupe avait tiré des dizaines de missiles balistiques et lancé des drones contre des installations pétrolières et économiques ainsi qu’une base aérienne dans le sud de l’Arabie saoudite.
Il a déclaré que les Houthis avaient ciblé Jazan City for Primary and Downstream Industries, un important centre industriel et logistique situé sur la côte saoudienne de la mer Rouge, dans le sud-ouest du pays. Les rebelles ont également visé des installations d’Aramco à Najran et Abha, ainsi que la base aérienne King Khalid à Khamis Mushait.
Saree a accusé l’Arabie saoudite d’être responsable de l’escalade, avertissant que « toute agression contre notre pays et notre peuple recevra une réponse ferme ».
En visite à Moscou mardi, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a accusé les Houthis de recourir à la violence pour servir leurs propres intérêts plutôt que ceux du Yémen, malgré l’offre du royaume d’ouvrir des négociations de paix.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Sergueï Lavrov, il a ajouté que la dernière escalade des Houthis contre le royaume s’inscrivait dans une série de provocations et que l’Arabie saoudite n’hésiterait pas à se défendre.
Source: Newsmax – Read the original Article
