
Le groupe français de services numériques Capgemini a annoncé samedi la vente de sa filiale Capgemini Government Solutions à la société américaine ITC Federal. Capgemini Government Solutions avait été critiquée plus tôt cette année en raison d’un contrat avec la police américaine de l’immigration.
Capgemini a « conclu un accord avec ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions numériques pour les agences fédérales chargées de la sécurité intérieure et de la défense, concernant la vente de Capgemini Government Solutions, sa filiale qui travaille avec le gouvernement fédéral américain », a déclaré le groupe dans un communiqué.
La décision de se séparer de cette filiale a été prise début février, à la suite de la controverse provoquée par la révélation d’un contrat portant sur la fourniture à la police américaine de l’immigration, l’ICE, d’un outil permettant d’identifier et de localiser des ressortissants étrangers.
« Cette transaction est soumise aux conditions habituelles pour ce type d’opération et devrait être finalisée dans les prochaines semaines », a indiqué Capgemini, précisant que cette filiale représentait 0,4 % de son chiffre d’affaires en 2025 et moins de 2 % de ses revenus aux États-Unis.
La controverse a éclaté en janvier après la publication d’informations par l’association L’Observatoire des multinationales, relayées ensuite par France 2. Selon ces informations, le groupe français avait notamment fourni à l’ICE, la police fédérale mobilisée par le président américain Donald Trump dans le cadre d’une vaste campagne anti-immigration, un outil permettant d’identifier et de localiser des ressortissants étrangers.
Ces révélations, intervenues dans un contexte de vive émotion aux États-Unis après la mort de manifestants tués par des agents fédéraux, ont provoqué un tollé parmi les syndicats du groupe et dans la classe politique française.
Face à la controverse, Capgemini avait expliqué début février, lors de l’annonce de la vente de sa filiale, « que les contraintes juridiques habituelles imposées aux États-Unis pour les contrats avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au groupe d’exercer un contrôle approprié ».
Quelques jours auparavant, dans un message publié sur le réseau social LinkedIn, le PDG de Capgemini, Aiman Ezzat, avait affirmé avoir découvert « par le biais de sources publiques » l’existence du contrat conclu par cette filiale, spécialisée depuis 15 ans dans les services destinés au gouvernement fédéral américain.
Source: Yahoo Finance – Read the original Artilce
