
La production industrielle a bondi de 5,2 % et les exportations ont augmenté de 25 %, montrant que le secteur manufacturier chinois reste solide.
Mais les ventes au détail n’ont progressé que de 0,4 %, tandis que l’investissement immobilier a chuté de près de 20 %.
Les nouveaux prêts bancaires n’ont atteint que 60 milliards de yuans, contre 400 milliards attendus, ce qui témoigne d’une demande de crédit très faible.
Cela est important, car la Chine ne peut pas compter éternellement sur les exportations pour soutenir son économie tandis que les ménages restent prudents.
L’inflation commence également à repartir à la hausse, avec un IPC à 0,8 % et un IPP à 3,8 %. Cela complique la mise en place de mesures de relance plus importantes par la Chine alors que l’inflation recommence à augmenter.
La Chine reste en bonne voie pour enregistrer un excédent commercial annuel de 1 000 milliards de dollars, ce qui montre à quel point les exportations soutiennent son économie.
Dans le même temps, les emprunts des ménages ont diminué pendant six mois consécutifs, signe clair que les consommateurs restent réticents à dépenser ou à s’endetter.
Le problème est que l’essentiel de la vigueur de l’économie chinoise provient toujours des usines et des exportations, tandis que les ménages, l’immobilier et l’investissement privé restent nettement plus faibles.
