
La police espagnole a arrêté trois migrants soupçonnés d’avoir violé collectivement une femme à bord d’une embarcation pneumatique surchargée qui faisait route du Maroc vers les îles Canaries.
Le 16 septembre, les services espagnols de sauvetage maritime ont secouru 65 migrants subsahariens au large de Lanzarote, ainsi que trois corps. Selon les survivants, dix autres personnes étaient portées disparues, tandis que des ONG évoquent jusqu’à 14 disparus.
La police enquête également sur d’autres épisodes de violence à bord, plusieurs occupants étant arrivés à terre avec des blessures et des marques de morsures.
La femme qui affirme avoir été victime de l’agression sexuelle a été prise en charge à son arrivée à l’hôpital de Lanzarote. Un témoin a également confirmé les faits, et les trois suspects ont été placés en détention provisoire par décision d’un juge.
Selon les autorités, il reste à déterminer si les personnes disparues sont mortes lors de l’opération de sauvetage ou au cours des 24 heures précédant celle-ci. Les circonstances exactes font toujours l’objet d’une enquête.
L’affirmation selon laquelle les 65 survivants seront ensuite transférés par avion vers l’Espagne continentale aux frais des contribuables espagnols, ainsi que celle selon laquelle certains poursuivront leur route vers d’autres pays européens, n’est pas établie par les sources consultées.
