
Une frappe de missile balistique des Houthis contre une base d’entraînement dirigée par l’Arabie saoudite, dans la province de Shabwah, au Yémen, a fait au moins 75 morts et plus de 200 blessés le 19 octobre. Des soldats saoudiens figurent parmi les victimes.
Selon des responsables saoudiens et yéménites informés de l’attaque, il s’agit de la frappe houthie la plus meurtrière depuis le début de la nouvelle guerre.
Trois missiles ont frappé le camp d’al-Alam en l’espace de quelques minutes, alors que des officiers saoudiens s’apprêtaient à commencer une séance d’entraînement destinée à de nouvelles recrues des forces locales.
Des témoins affirment que quatre bataillons étaient rassemblés lorsque le premier missile a frappé. L’un des missiles suivants aurait touché des recrues alors qu’elles fuyaient la première explosion.
Des drones survolaient la base depuis plusieurs jours avant l’attaque.
Les proches des victimes ont accusé le commandant yéménite local d’avoir ignoré ces avertissements.
Des responsables ont indiqué que le camp ne disposait d’aucun système de défense aérienne ni d’alerte précoce. Les autorités de Shabwah pressent désormais Riyad de leur fournir rapidement ces équipements.
