
Le chef du parti Ra’am, Mansour Abbas, affirme que le camp de Netanyahu comme le bloc anti-Netanyahu cherchent à obtenir le soutien des partis arabes après les résultats électoraux :
« Tout le monde discute avec nous, pas seulement le “bloc du changement”. »
Ra’am, la Liste arabe unie, est un parti arabe conservateur issu de la branche sud du Mouvement islamique en Israël.
En 2021, le parti s’est séparé de la Liste commune, estimant que les citoyens arabes pouvaient obtenir davantage en participant à la vie politique israélienne plutôt qu’en restant dans une opposition permanente.
Il privilégie les questions concrètes touchant les citoyens arabes, notamment la criminalité, les budgets, le logement et les infrastructures, plutôt que les revendications nationales palestiniennes.
En 2021, Abbas avait négocié avec Netanyahu avant de rejoindre le gouvernement de Naftali Bennett et Yaïr Lapid. Ra’am était ainsi devenu le premier parti arabe indépendant depuis des décennies à intégrer une coalition gouvernementale.
Cette année, le parti s’est de nouveau présenté séparément et a placé Yoav Segalovitz, un ancien haut responsable juif de la police, en deuxième position sur sa liste.
Abbas s’est montré ouvert à un gouvernement dirigé par Gadi Eisenkot, tout en affirmant qu’« il n’y a pas encore les chiffres nécessaires pour former un gouvernement ». Il a précisé qu’il ne prendrait une décision que lorsqu’une coalition viable et stable, capable de gouverner pendant quatre ans, serait possible.
Selon les décomptes partiels, le bloc de Netanyahu disposerait d’environ 55 sièges, contre environ 16 pour les partis dirigés par des Arabes. Aucun des deux camps ne peut atteindre les 61 sièges nécessaires sans le soutien des partis arabes.
