Les usines de missiles et les sites de recherche nucléaire près de Bordeaux risquent d'être évacués alors que les incendies de forêt ravagent plus de 104 000 acres dans le pire incendie jamais enregistré en France.
Des incendies de forêt massifs qui ravagent le sud-ouest de la France menacent des sites clés de défense et nucléaires près de Bordeaux, obligeant à des évacuations et à des mesures d’urgence dans les usines de missiles, les installations de recherche militaire et les usines aérospatiales, selon des informations.
L’escalade des incendies survient alors que la France se prépare à sa quatrième vague de chaleur majeure de l’année mardi, avec des températures en hausse et des conditions arides augmentant la pression sur les équipages luttant contre des incendies de forêt massifs près de Bordeaux, selon Reuters.
Les températures dans la région française devraient atteindre 91 degrés Fahrenheit (33 degrés Celsius), soit environ 13 degrés (7 degrés Celsius) au-dessus de la normale, selon le Reuters Climate Monitor.
« La situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui est la plus grave que nous ayons jamais connue, la plus dure depuis la Seconde Guerre mondiale », avait déclaré dimanche le président Emmanuel Macron, qui s’est rendu sur place.
Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a déclaré que les incendies ont perturbé plus de 13 000 entreprises dans la région de la Gironde, dont beaucoup ont été contraintes de fermer ou d’évacuer.
Selon The Telegraph, les incendies se rapprochent des usines de missiles et de fusées qui stockent des matières explosives.
Au moins sept sites contenant des substances dangereuses se trouvent dans un rayon de 19 kilomètres autour de l’incendie.
Saint-Médard-en-Jalles, à l’ouest-nord-ouest, fait partie des villes évacuées et abrite une grande usine qui produit des propulseurs pour les fusées spatiales Ariane et les missiles stratégiques français.
Une usine voisine de Sainte-Hélène produit également du perchlorate d’ammonium, un oxydant clé utilisé dans les propulseurs à poudre pour fusées.
Selon Defense News, les incendies menacent également les usines qui fabriquent des pièces clés pour les missiles nucléaires français, les avions de combat Rafale et les missiles militaires.
ArianeGroup a évacué ses salariés des sites situés dans la zone d’incendie, tandis que le Commissariat aux énergies alternatives et à l’énergie atomique (CEA) a fermé son centre de recherche militaire du Barp alors que les incendies progressaient d’abord vers Bordeaux.
Les responsables ont déclaré qu’il n’y avait aucun risque de fuite radioactive car l’installation ne contient aucune matière nucléaire, a rapporté le média.
Le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu, a indiqué le 24 juillet que des mesures de protection avaient été déployées autour des sites « compte tenu de la nature des produits qui y sont stockés », rapporte Le Monde.
Par ailleurs, le ministère français de la Défense a déclaré que 1 500 militaires avaient été déployés depuis vendredi pour soutenir les opérations de lutte contre les incendies et contribuer à sécuriser les sites industriels stratégiques.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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