Benny Wong est analyste principal chez PitchBook, couvrant l’industrie pétrolière et gazière.
Le 20 juillet, les rebelles Houthis du Yémen ont déclaré un blocus naval contre l’Arabie saoudite, élargissant ainsi le front de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Trois jours plus tard, des frappes contre deux pétroliers saoudiens dans la mer Rouge ont poussé le Brent au-dessus de 100 dollars le baril pour la première fois depuis mai, aggravant ainsi une situation déjà critique de l’offre mondiale de pétrole.
Avec le détroit d’Ormuz toujours effectivement fermé, les détroits turcs mis à rude épreuve par la guerre russo-ukrainienne et des millions de barils de produits pétroliers dépendant de deux débouchés de la mer Rouge, désormais menacée, plus de 30 à 35 % des flux pétroliers mondiaux sont bloqués ou risquent de l’être.
Tout cela crée une crise de l’offre qui, selon nous, constitue une opportunité d’investissement intéressante pour le capital-investissement.
L’infrastructure de contournement de Chokepoint est une ouverture pour PE
La mer Rouge transporte le pétrole vers le sud, dans l’océan Indien, via le détroit de Bab el-Mandeb, et vers le nord, vers la Méditerranée, via le canal de Suez et le pipeline SUMED. C’est également le débouché de l’East West Petroline d’Arabie Saoudite, elle-même une route de contournement. Environ 4,9 millions de barils par jour de pétrole et de produits pétroliers transitent par le canal de Suez/oléoduc SUMED, et environ 4,2 millions de barils/j transitent par Bab el-Mandeb.
Pour contourner le futur risque de goulet d’étranglement, les États du Golfe accélèrent les projets de route autour d’Ormuz. La compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi des Émirats arabes unis accélère son pipeline ouest-est pour doubler sa capacité d’exportation via Fujairah, dans le golfe d’Oman, d’ici 2027. L’Irak fait progresser un pipeline reliant Bassora à Haditha avec une capacité prévue de 2,5 millions de barils/j. Plusieurs projets supplémentaires seraient en cours de développement pour détourner une part significative des exportations du Golfe de l’exposition à Ormuz d’ici 2028.
Même si les majors pétrolières sont des sponsors naturels de ce développement, les fonds de capital-investissement et d’infrastructures sont à notre avis des partenaires logiques compte tenu des contraintes de discipline en matière de capital. Chevron, qui est sur le point de signer un protocole d’accord pour développer deux champs pétroliers majeurs en Irak, serait en partenariat avec TI Capital et un groupe appartenant aux frères milliardaires syro-qataris Al-Khayyat, et ferait avancer les discussions pour construire et relancer un réseau de pipelines vers la Syrie pour contourner le détroit d’Ormuz.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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