Le déficit de 107 milliards d'euros de la France : la prochaine crise de la dette européenne ? Soumis par Thomas Kolbe, mardi a marqué un nouveau point bas pour la stabilité budgétaire européenne. La France, pierre angulaire du système euro, a confirmé une nouvelle fois qu’elle reste un…
Mardi a marqué un nouveau point bas pour la stabilité budgétaire européenne. La France, pierre angulaire du système euro, a confirmé une fois de plus qu’elle reste l’un des principaux candidats et un déclencheur potentiel d’une future crise financière de la zone euro.
Selon le ministère français des Finances, le déficit de l’administration centrale française s’élevait fin juin à environ 107 milliards d’euros. Ce sont des chiffres stupéfiants – un déficit supérieur de 14,4 pour cent à celui initialement prévu par le gouvernement.
À moins que le gouvernement ne mette en place un pare-feu budgétaire et qu’aucun miracle économique ne se produise, le déficit du gouvernement central pourrait atteindre environ 6 % cette année. Ne sont pas incluses les lacunes du système de sécurité sociale, des communes et des régions, qui représentent une part supplémentaire significative du déficit global de la France. Il est possible que la deuxième économie de l’Union européenne termine l’année avec un déficit public global d’environ huit pour cent.
Tous les plans budgétaires deviendraient donc obsolètes. L’année dernière, le gouvernement calculait déjà un déficit de cinq pour cent – un chiffre qui, selon les critères de Maastricht initialement définis, aurait dû déclencher une procédure de déficit excessif. Cependant, le club de la dette de la zone euro a depuis longtemps renoncé à toute restriction budgétaire.
Le problème ne réside pas seulement du côté des revenus. Alors que les recettes publiques ont récemment augmenté d’environ 3,7 pour cent, les dépenses ont augmenté dans le même temps de 5,4 pour cent. L’État croît plus vite que la base économique qui est censée le financer.
Malgré des hausses d’impôts et des négociations difficiles sur la réduction des dépenses, le Premier ministre Sébastien Lecornu n’a pas réussi à ralentir, même de loin, la spirale de la dette de son pays.
La politique budgétaire française ne peut plus être prise au sérieux. Les prévisions de Paris parlent désormais de la demi-vie des premiers ministres français qui ont échoué à des intervalles de plus en plus courts.
Le spectacle que la France offre au monde aura des conséquences. La lutte contre la dette de la Grande Nation ne concerne plus seulement la France, mais l’ensemble du système euro et de l’Union européenne.
Il devient de plus en plus évident que la politique européenne de ces dernières années a contribué à une perte dramatique de dynamisme et de productivité économiques. La France est confrontée à la paralysie politique, à un président sans soutien populaire et à la désintégration continue d’une société qui maintient l’un des plus grands États-providence au monde, avec un taux de dépenses publiques de 57 pour cent, dans le but de couvrir ses fractures sociales.
La migration culturelle étrangère a un prix, et tôt ou tard, ce prix devient inévitablement visible dans la politique budgétaire.
La France suit également le modèle allemand et construit sa propre économie d’État par l’endettement pour tenter de surmonter une crise de productivité sans fin. Il est remarquable que cette croyance dans le pouvoir curatif de la planification centrale se retrouve dans toute l’Union européenne. Personne n’a-t-il tiré les leçons fondamentales de l’histoire ?
Plus le capital est réorienté des secteurs productifs de l’économie vers la construction d’une économie politique, plus la population s’appauvrit. C’est ainsi que fonctionne le socialisme.
Nous connaissons ce schéma en Allemagne : l’État se consomme lui-même. Plus les dégâts causés par une économie d’État en expansion dans les secteurs productifs de la société seront importants, plus la pression fiscale et les pressions inflationnistes finiront par s’alourdir.
Suivant cette logique, la France a augmenté plusieurs impôts au cours des douze derniers mois. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a transféré des charges supplémentaires principalement sur les entreprises et les salariés aux revenus plus élevés.
Le prélèvement spécial sur les grandes entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros a été prolongé et devrait générer environ 7,3 milliards d’euros de recettes publiques supplémentaires. En outre, un impôt spécial étendu sur les revenus élevés devrait rapporter environ 650 millions d’euros. D’autres mesures complètent le paquet fiscal. Au total, les recettes supplémentaires devraient réduire la charge sur le budget français d’environ 9 milliards d’euros.
Pourtant, même cet effort budgétaire est totalement disproportionné par rapport à l’ampleur du problème budgétaire. Les augmentations d’impôts ne font que traiter les symptômes – elles ne résolvent pas la crise structurelle de l’État providence français.
Les problèmes sont similaires à ceux de l’Allemagne. Il n’y a aucun effort sérieux pour résoudre la crise migratoire, aucune réforme fondamentale des programmes sociaux et aucune stratégie visant à créer un nouvel élan économique grâce à des allégements fiscaux pour la classe moyenne.
La France ressemble à un accident de voiture au ralenti. Tout le monde voit venir la collision, mais personne n’a encore la force d’en atténuer l’impact.
Que se passe-t-il si le marché obligataire détériore la solvabilité de la France ?
Les agences de notation ont déjà envoyé des signaux d’alarme. Fitch a abaissé la note de crédit de la France de AA− à A+ et a souligné le fardeau croissant de la dette, l’incertitude politique et l’absence de voie durable vers la stabilisation des finances publiques.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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