La guerre au Yémen reprend alors que les Houthis intensifient leurs attaques maritimes saoudiennes et leurs assauts terrestres, alors que l'accord d'Ormuz est « proche » Hier, au moins le huitième pétrolier saoudien a été attaqué par les Houthis depuis le début du blocus maritime le 22 juillet, ce qui…
Hier, au moins le huitième pétrolier saoudien a été attaqué par les Houthis depuis le début du blocus maritime le 22 juillet, suivi d’informations selon lesquelles le groupe rebelle yéménite soutenu par l’Iran pourrait se préparer à une guerre totale avec l’Arabie saoudite.
Le groupe a frappé mercredi deux pétroliers saoudiens dans la mer Rouge et a associé cette action à une menace d’intensifier les attaques afin de fermer « toutes les routes d’accès » aux expéditions de pétrole saoudien. Le porte-parole militaire, le brigadier. Le général Yahya Saree a confirmé que des missiles balistiques avaient été lancés sur un pétrolier saoudien appelé Wafa près de la ville portuaire saoudienne de Yanbu.
Un deuxième pétrolier identifié comme Daisy a ensuite été touché par un missile balistique dans le golfe d’Aden et « contraint de faire demi-tour », a déclaré le porte-parole dans un message publié sur les réseaux sociaux. Les Houthis qualifient cette stratégie de « blocus pour blocus ».
Al Arabiya rapporte une nouvelle flambée de combats au sol, dans le cadre d’une reprise et d’une intensification de la guerre civile qui remonte au moins à 2015 (et qui comporte un aspect de guerre internationale par procuration). La publication arabe indique qu’une attaque des Houthis a tué 45 soldats gouvernementaux à Hadramawt et Marib au Yémen, des zones qui abritent également la grande majorité des gisements de pétrole et de gaz du pays.
Par ailleurs, Al Jazeera décrit le même événement :
Les forces d’urgence yéménites du gouvernement internationalement reconnu ont déclaré qu’il y avait eu des pertes matérielles et humaines suite aux attaques contre leurs camps.
Plusieurs victimes ont été signalées après une attaque présumée à la roquette et au drone des Houthis visant des bases abritant les forces à Marib et Hadramaout.
Il semble donc désormais que même si un grand accord d’Ormuz visant à rouvrir le transit énergétique peut être conclu avec un certain niveau de force, il faudra un cessez-le-feu distinct pour contenir la crise du Yémen et du détroit de Bab al-Mandab.
Dans une certaine mesure, la fermeture par les Houthis de la mer Rouge à la navigation saoudienne représente une approche du bon flic et du mauvais flic envers les États-Unis et leurs alliés du Golfe. C’est un moyen pour Téhéran de conserver un sérieux levier tangentiel sur l’énergie mondiale, même si les navires à Ormuz pourraient enfin reprendre la route.
Les Houthis ont lancé des frappes de missiles balistiques et de drones contre les forces yéménites soutenues par l’Arabie saoudite dans le gouvernorat de Marib, ciblant plusieurs sites militaires.
– Radar de conflit (@Conflict_Radar) 6 août 2026
Selon les rapports préliminaires, au moins 45 membres du personnel ont été tués et des dizaines blessés, les médias pro-saoudiens confirmant les attaques… pic.twitter.com/uThIgebcfe
Pour rappel, les Houthis font partie de ce que l’Iran considère comme « l’axe de la résistance » depuis la première prise du pouvoir par le groupe rebelle chiite en septembre 2014 :
L’Arabie saoudite est désormais coincée dans trois directions dans la guerre qui s’étend entre les États-Unis et l’Iran : l’Irak au nord-est, le Yémen au sud-ouest et l’Iran à l’est. (Le 18 juillet, Téhéran a frappé la base aérienne Prince Sultan, près de Riyad, sa première frappe directe sur le sol saoudien depuis près de quatre mois.)
Pour comprendre pourquoi cela est important au-delà du prix du pétrole, il est utile de considérer les crises comme un ensemble de poupées gigognes.
La poupée la plus cachée est la guerre civile du Yémen : un combat vieux de dix ans entre les Houthis (officiellement connus sous le nom d’Ansar Allah), qui dirigent le nord peuplé depuis Sanaa, et le gouvernement internationalement reconnu du Yémen, officiellement dirigé par un organisme appelé Conseil de direction présidentielle. Les racines de cette guerre remontent à la révolution du Printemps arabe de 2011, qui a renversé le président de longue date du Yémen et laissé un vide de pouvoir que les Houthis ont tenté de combler, en s’emparant de Sanaa en 2014. L’Arabie saoudite et une coalition de partenaires sont intervenues en 2015 dans le but explicite d’annuler cette prise de pouvoir et de restaurer le gouvernement internationalement reconnu, et la guerre s’est poursuivie sous une forme ou une autre depuis.
La poupée du milieu est la rivalité plus large de l’Arabie saoudite avec l’Iran, une lutte pour le leadership régional qui dure depuis la révolution islamique iranienne de 1979, lorsque le nouveau gouvernement théocratique de Téhéran a commencé à exporter un défi révolutionnaire à tendance chiite aux monarchies sunnites du Golfe.
Entre-temps, Al Jazeera rapporte jeudi que le gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite a abattu un drone exploité par les Houthis au-dessus de la ville de Marib.
L’agence de presse officielle du pays SABA a déclaré que le ciblage de Marib par les Houthis « incarne leur approche d’escalade et leur insistance à poursuivre leurs actes terroristes » et que « les défenses aériennes ont engagé le drone dès qu’il est entré dans l’espace aérien de la ville et l’ont abattu avec succès ».
Dans la région du golfe Persique, des responsables iraniens ont déclaré qu’un accord avec Oman pour rouvrir le détroit d’Ormuz était « sur le point d’être finalisé », les routes et protocoles d’entrée et de sortie ayant été établis. L’Iran continue de dire que Washington n’a rien à voir avec cela et met en garde contre toute ingérence militaire américaine.
La Maison Blanche semble cette fois-ci très sérieuse dans sa volonté de sortir du conflit, puisque les bombes se sont tues depuis plusieurs jours maintenant…
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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