ZURICH, 21 août (Reuters) – L’intelligence artificielle peut faire grimper l’inflation à court terme, même si l’effet global de cette technologie reste incertain, a déclaré Petra Tschudin, membre du conseil d’administration de la Banque nationale suisse, dans une interview publiée vendredi.
La banque centrale examine de près l’impact de l’IA sur les prix, affirmant qu’elle pourrait avoir un effet dans les deux sens, a déclaré Tschudin au journal Finanz und Wirtschaft.
« Les flux d’investissement sont en partie réorientés, ce qui peut entraîner des ajustements et des difficultés pour le reste de l’économie », a déclaré Tschudin.
« Des pénuries peuvent survenir, par exemple dans le cas des chips, et entraîner une hausse des prix. À court ou moyen terme, des pressions inflationnistes à la hausse peuvent donc également survenir. »
À plus long terme, l’intelligence artificielle pourrait également faire baisser les prix en augmentant la productivité et en rendant les biens moins chers, a-t-elle ajouté.
Mais comme l’inflation est calculée sur une base annuelle, pour avoir un effet déflationniste, cette baisse des prix devrait se répéter régulièrement, a-t-elle expliqué.
« Est-ce réaliste ? Les gains de productivité en tant que tels ne sont pas un phénomène nouveau. Ils ne conduisent pas, à eux seuls, une économie à une déflation structurelle », a déclaré Tschudin.
Jeudi, la nouvelle économiste en chef du Fonds monétaire international, Silvana Tenreyro, a également averti dans une étude publiée par la Banque d’Angleterre que même si l’intelligence artificielle augmentait la productivité, elle ne ferait peut-être pas baisser l’inflation.
Dans ses dernières prévisions, la BNS ne prévoit pas d’inflation supérieure ou inférieure à sa fourchette cible de hausse annuelle des prix de 0% à 2% jusqu’au premier trimestre 2029.
Cependant, Tschudin a déclaré que cela ne devait pas être considéré comme une prévision selon laquelle la banque centrale ne modifierait pas son taux d’intérêt directeur, qui est actuellement de 0 %.
Au lieu de cela, la prévision était basée sur la façon dont la banque centrale envisageait l’inflation si les taux d’intérêt restaient inchangés.
[…] La suite de l’article est à lire sur Yahoo Finance via le lien ci-dessous.
Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
Ces informations ne constituent en aucun cas des conseils financiers ou d’investissement.
Source : Yahoo Finance — Lire l’article original
