
Saviez-vous que plusieurs astronomes ont tenté de détecter les lunes de Mars, parmi lesquels William Herschel, le découvreur d’Uranus ?
C’est finalement l’astronome américain Asaph Hall qui y est parvenu en août 1877.
Les deux lunes ont reçu les noms de Phobos et Deimos, proposés par le chimiste britannique Henry Madan. Ils étaient les fils du dieu Arès et, en grec ancien, Phobos signifie « peur » et Deimos « terreur ».
De nombreuses hypothèses existent sur l’origine et la formation de ces lunes. Le débat pourrait ne trouver une réponse définitive que lorsque des échantillons de ces astres pourront être rapportés sur Terre, accompagnés d’une mission d’étude rapprochée.
En attendant, une équipe internationale dirigée par l’Université de Berne estime avoir démontré, grâce à de puissantes simulations informatiques, qu’un impact d’astéroïde a façonné Deimos et créé sa surface recouverte d’une couche meuble de poussière et de débris.
Cet impact serait également à l’origine de la dépression caractéristique située près du pôle Sud de Deimos.
Les chercheurs se sont notamment appuyés sur les données du survol de Deimos effectué par la sonde Hera de l’Agence spatiale européenne (ESA).
Des centaines de simulations
Les simulations ont été réalisées avec le logiciel Bern SPH, développé à l’Université de Berne depuis plus de vingt ans et considéré comme l’un des outils de référence pour la modélisation numérique des impacts.
La responsable de l’étude, Sabina Raducan, explique que le logiciel fonctionne sur un cluster informatique haute performance de l’Université de Berne.
Les chercheurs ont effectué une centaine de simulations, chacune nécessitant environ une semaine de calculs.
Ils ont fait varier la taille, la vitesse et l’angle d’impact du corps céleste, ainsi que la structure interne de Deimos.
La simulation correspondant le mieux aux observations implique un astéroïde d’environ 320 mètres de diamètre frappant Deimos de manière oblique, à un angle de 45 degrés.
Les matériaux projetés lors de l’impact auraient ensuite formé la dépression observée près du pôle Sud avant de retomber à la surface de la lune martienne, créant la fine couche de régolithe observée aujourd’hui.
Selon l’Université de Berne, cette couche peut néanmoins atteindre par endroits une épaisseur de plus de 200 mètres.
[…] The rest of the article can be read on Yahoo Finance via the link below.
Automatically translated from English. The original text is authoritative.
Source: Yahoo Finance — Read the original article
