
Le représentant républicain Thomas Massie a présenté mercredi, avec Eric Burlison, le projet de loi bipartisan Flock-Off Act, visant à interdire l’utilisation de fonds fédéraux pour financer des lecteurs automatisés de plaques d’immatriculation et des caméras de surveillance biométrique.
Le texte, H.R. 10221, interdirait aux agences fédérales d’utiliser des fonds publics pour acheter, installer, entretenir, exploiter ou moderniser ces systèmes, notamment ceux utilisant la reconnaissance faciale, les empreintes vocales, les scans de l’iris ou de la rétine, les empreintes digitales ou la reconnaissance de la démarche.
Les systèmes financés par le gouvernement fédéral devraient être retirés dans un délai de 180 jours.
Les États et collectivités locales devraient également cesser d’utiliser les systèmes concernés pour continuer à bénéficier de certains financements fédéraux.
Le texte prévoit des exceptions limitées pour les caméras situées à moins d’un mile des frontières nord et sud, utilisées pour détecter les entrées illégales, la traite d’êtres humains et le trafic de drogue, ainsi que pour les lecteurs de plaques utilisés exclusivement pour la collecte des péages.
Massie affirme que les subventions fédérales ne doivent pas transformer les communautés américaines « en une version de 1984 », accusant certains services de police d’aller « beaucoup trop loin ».
Burlison estime de son côté que « nos droits sont inaliénables » et que le Congrès a la responsabilité de les protéger.
Massie précise que le projet de loi n’interdirait pas les caméras Flock, mais mettrait fin à leur financement fédéral.
L’entreprise Flock Safety, leader du marché avec des caméras identifiées dans plus de 135 000 endroits aux États-Unis, s’oppose au projet, affirmant que la suppression des financements aurait « de réelles conséquences sur la sécurité publique » et appelant plutôt le Congrès à renforcer les garanties existantes.
source:NewsMax – Read the original Article
