
Le directeur de la technologie du Département de la Guerre américain, Emil Michael, estime que les États-Unis disposent déjà de réglementations suffisantes pour encadrer l’intelligence artificielle, notamment grâce aux règles de responsabilité des fabricants et aux pouvoirs dont dispose l’exécutif.
Selon lui, les entreprises d’IA doivent être tenues responsables des dommages causés par leurs produits. Il a notamment évoqué le risque qu’une IA pirate un système énergétique et provoque une coupure de courant, affirmant que l’entreprise concernée serait légalement responsable.
Michael a également rejeté les scénarios catastrophistes concernant l’IA, comparant les risques actuels à ceux associés aux voitures autonomes, aux virus informatiques ou aux médicaments expérimentaux.
« Il faut partir du principe qu’il y aura de l’expérimentation avec ces technologies », a-t-il déclaré, qualifiant de « peur largement artificielle » les prédictions selon lesquelles l’IA pourrait provoquer l’extinction de l’humanité dans les prochaines années.
Il a aussi critiqué l’idée d’une nouvelle législation fédérale rapide, estimant qu’elle risquerait de ralentir l’innovation et de rapprocher les États-Unis du modèle réglementaire européen.
« Ce sont des produits. Pensez-y comme à des produits. Ils peuvent être des voitures », a-t-il déclaré, rappelant les problèmes de sécurité qui avaient conduit le constructeur Ford à être sanctionné pour la Pinto.
Michael a conclu que les États-Unis disposent déjà d’outils suffisamment puissants pour intervenir rapidement en cas de danger, notamment des sanctions civiles et pénales ainsi que les contrôles à l’exportation.
Il a cité la décision du président Donald Trump de bloquer Anthropic en quelques heures par le biais de restrictions à l’exportation, affirmant que « le président dispose des outils nécessaires pour agir immédiatement » si une technologie représente un danger pour les Américains.
Source: Brietbart – Read the original Article
