
La Cour suprême des États-Unis a rejeté lundi, pour l’instant, les restrictions voulues par le président Donald Trump sur le vote par correspondance, alors que les élections de mi-mandat ont déjà commencé dans certains États.
La décision permet aux États de continuer à envoyer les bulletins de vote par correspondance selon les procédures utilisées depuis plusieurs années.
Les juges Samuel Alito et Clarence Thomas se sont opposés à cette décision. Le juge Brett Kavanaugh a estimé que les restrictions ne devraient pas entrer en vigueur pour les prochaines élections de mi-mandat, tout en laissant entendre qu’il pourrait ultérieurement se prononcer en faveur de l’administration Trump.
L’administration Trump avait demandé à la Cour de l’autoriser à imposer de nouvelles règles avant les élections de novembre, qui détermineront le contrôle du Congrès.
Le plan de Trump aurait obligé les États à utiliser un modèle d’enveloppe uniforme et à transmettre les listes d’électeurs éligibles à un portail en ligne. Le service postal aurait pu refuser de distribuer les bulletins des États ne respectant pas ces exigences.
Des responsables électoraux avaient toutefois averti qu’il était impossible de mettre en œuvre une refonte complète du système quelques semaines seulement avant les élections. Un rapport d’alerte interne a également affirmé que les nouvelles exigences pourraient empêcher l’envoi de millions de bulletins en raison de problèmes techniques avec le portail.
Des responsables démocrates et des associations de défense du droit de vote avaient contesté ces restrictions devant les tribunaux, affirmant que le président ne disposait pas de l’autorité constitutionnelle nécessaire pour imposer de telles règles électorales.
Les tribunaux inférieurs leur ont donné raison et ont bloqué le plan de Trump. L’administration a alors fait appel devant la Cour suprême, affirmant que le contrôle fédéral du service postal lui permettait d’imposer des règles concernant le traitement des bulletins par correspondance.
La Cour suprême avait déjà rendu une première décision procédurale favorable au gouvernement fédéral, sans toutefois se prononcer sur la légalité définitive du dispositif.
Trump s’oppose depuis longtemps au vote par correspondance et l’a notamment associé à sa défaite face au démocrate Joe Biden lors de l’élection présidentielle de 2020.
Source: NewsMax – Read the original Article
