
« Nous renforçons notre préparation face aux menaces actuelles, et les États-Unis disposent en orbite d’armes de contrôle spatial capables de défendre les forces conjointes contre toute action hostile. »
Par cette déclaration, faite le 14 septembre par le secrétaire de l’US Air Force, Troy Meink, lors d’un discours à la conférence sur l’aérospatiale et la cybersécurité au sud de Washington, les États-Unis ont confirmé pour la première fois avoir déployé des armes dans l’espace.
Cette mise en garde vise clairement la Russie et la Chine, et les deux pays ont rapidement réagi. Mais de quelles armes spatiales parle-t-on ? Sur ce point, Troy Meink est resté volontairement vague. Il n’a précisé ni la nature, ni le nombre, ni l’emplacement des systèmes concernés.
Une chose est certaine : Washington reconnaît désormais disposer de capacités orbitales conçues pour défendre ses satellites et contrer les actions d’un adversaire.
Un canon orbital ?
Le terme utilisé, « contrôle spatial », couvre un large éventail d’outils pouvant être embarqués sur un satellite. Il peut s’agir de brouilleurs capables de couper les communications ou de perturber les signaux GPS, de lasers conçus pour aveugler les capteurs d’un satellite, de cyberattaques contre ses systèmes de contrôle, ou encore de satellites manœuvrants capables de s’approcher d’un autre engin spatial.
Détruire les satellites ennemis à l’aide de missiles n’est actuellement pas une option, même si les États-Unis, la Chine et la Russie sont capables de le faire et l’ont déjà testé. La raison est simple : détruire un satellite est contre-productif, car cela génère une grande quantité de débris susceptibles de mettre en danger de nombreux autres engins spatiaux, y compris ceux appartenant au pays ayant lancé le missile.
Il existe des précédents malheureux. Lors d’un essai mené en 2007, la Chine a doublé en une fraction de seconde le nombre de débris en orbite en détruisant l’un de ses satellites à l’aide d’un missile antisatellite lancé depuis le sol.
Source: Yahoo Finance – Read the original Article
