
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, doit se rendre à nouveau à Pékin, en Chine, mercredi, après une tentative infructueuse visant à obtenir le soutien des BRICS à la cause de Téhéran lors du sommet organisé à New Delhi ce week-end.
Les BRICS sont un bloc économique fondé en 2006 par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Le premier sommet officiel du groupe, alors appelé BRIC, s’est tenu en 2009. L’Afrique du Sud l’a rejoint et a ajouté le « S » à son nom en 2010.
En 2024, le groupe s’est élargi à cinq nouveaux pays, dont l’Iran. Deux autres nouveaux membres étaient des pays du Moyen-Orient entretenant des relations compliquées avec l’Iran : l’Égypte et les Émirats arabes unis (EAU). Cela a renforcé l’idée que les membres des BRICS avaient peu de choses en commun, si ce n’est la volonté d’obtenir un statut plus important que celui qui leur est accordé dans des forums dominés par l’Occident comme le G7.
Araghchi s’est rendu au sommet de New Delhi dans l’espoir d’obtenir une position unifiée des BRICS en faveur de l’Iran face aux États-Unis. Le seul moment notable auquel il a donné lieu a été une séquence vidéo où on le voit rire avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le dirigeant chinois Xi Jinping — deux régimes autoritaires qui étaient déjà favorables à l’Iran.
Araghchi a également tenté de séduire l’Inde, déclarant vendredi à des journalistes indiens que l’Iran soutenait pleinement les BRICS et félicitant l’Inde pour son leadership en tant que présidente tournante actuelle du groupe.
Il a appelé les pays des BRICS à renforcer leurs monnaies nationales et à les utiliser pour les échanges commerciaux au sein du bloc, plutôt que de dépendre du dollar américain. Mais alors que le rial iranien est désormais presque totalement sans valeur, l’intérêt des autres membres des BRICS pour les échanges en rials est probablement limité.
IranWire soulignait lundi que les BRICS ne pouvaient guère faire davantage pour l’Iran que publier des déclarations dénonçant les sanctions occidentales unilatérales et espérer une fin prochaine des hostilités au Moyen-Orient :
« Le groupe n’est ni une alliance de défense mutuelle ni un bloc anti-occidental cohérent ; des membres comme l’Inde, les Émirats arabes unis et le Brésil ont leurs propres priorités stratégiques et des relations essentielles avec les États-Unis. Même la Chine et la Russie ajustent leur engagement économique en fonction de leurs intérêts nationaux et restent réticentes à entrer dans une confrontation financière directe avec Washington pour contourner les sanctions contre l’Iran. »
Par ailleurs, l’Iran a attaqué plusieurs des nouveaux membres des BRICS au Moyen-Orient à l’aide de drones et de missiles.
Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des BRICS, Araghchi a accusé les Émirats arabes unis d’être « directement complices de l’acte d’agression contre mon pays ».
Cette déclaration n’a manifestement pas contribué à rallier des soutiens à l’Iran lors du sommet.
Source: Brietbart – Read the original Article
