
Le juge de la Cour suprême brésilienne Alexandre de Moraes est confronté à de sérieux problèmes, et sa situation commence également à éroder le soutien électoral au président Lula à l’approche de l’élection du mois prochain.
La Cour suprême fédérale du Brésil (STF) a tenu aujourd’hui une séance plénière extraordinaire afin de décider de l’ouverture ou non d’une enquête officielle visant le juge Alexandre de Moraes.
L’affaire découle d’un rapport de la Police fédérale faisant état de dizaines de messages échangés entre Moraes et le banquier Daniel Vorcaro, ancien propriétaire de Banco Master, accusé d’une fraude financière de grande ampleur.
La séance a été tendue et sans précédent : c’est la première fois que l’ensemble de la Cour examine publiquement la possibilité d’enquêter sur l’un de ses propres membres.
Plusieurs juges se sont affrontés verbalement, notamment Moraes et André Mendonça.
Deux juges se sont récusés : Kassio Nunes Marques et Dias Toffoli.
La Cour a ensuite débattu de la possibilité de joindre l’affaire concernant Moraes à une procédure connexe impliquant Mendonça.
Un vote partiel donnait 4 voix contre 3 en faveur du maintien de procédures séparées.
L’ancien homme politique communiste et actuel juge de la Cour suprême Flávio Dino a ensuite demandé davantage de temps pour examiner le dossier, ce qui a entraîné la suspension de la séance.
Aucune décision définitive n’a été prise quant à l’ouverture d’une enquête visant Moraes.
La Cour a levé la séance sans trancher la question centrale.
D’autres développements sont attendus prochainement…
