
La coprésidente de l’AfD, Alice Weidel, a présenté à Strasbourg un plan visant à transformer l’Union européenne en une fédération souple de nations souveraines. Elle a déclaré que les Allemands devraient voter sur une éventuelle sortie de l’UE si ces changements ne sont pas adoptés.
Le document stratégique, intitulé « Nations souveraines, une Europe commune », propose de mettre fin à l’élection directe du Parlement européen et de confier aux parlements nationaux la nomination des eurodéputés.
Il prévoit également de retirer à la Commission européenne son monopole sur l’initiative législative, en la cantonnant à un rôle administratif. Le Conseil européen, composé des dirigeants nationaux, deviendrait le principal organe décisionnel, tandis que la Cour de justice de l’Union européenne serait remplacée par un tribunal d’arbitrage.
« L’UE n’est plus un groupe d’États souverains », a déclaré Weidel, ajoutant que « les parlements et les gouvernements nationaux doivent reprendre le processus décisionnel ».
Le document appelle aussi à réduire considérablement le budget européen, à procéder à une « refonte fondamentale » de l’euro et à revenir sur les objectifs de neutralité carbone ainsi que sur l’interdiction prévue en 2035 de vendre de nouvelles voitures à essence et diesel.
Si un gouvernement dirigé par l’AfD ne parvient pas à obtenir des « changements substantiels », le document affirme que « le peuple allemand devrait alors décider lui-même de la voie que l’Allemagne doit emprunter », ouvrant ainsi la possibilité d’un référendum sur une sortie de l’UE, surnommée « Dexit ».
Cette stratégie marque un changement de tactique par rapport au soutien ouvert de l’AfD à une sortie de l’Union européenne, alors que le parti se prépare aux élections allemandes de 2029.
Plusieurs responsables européens traditionnels ont rejeté ce plan, le jugeant irréalisable.
