Le rendement des bons du Trésor américain à 30 ans a bondi aujourd’hui à 5,31 %, marquant son plus haut niveau depuis juin 2007 et prolongeant une vente incessante d’obligations d’État à long terme qui a perturbé la logique traditionnelle du marché. Le rendement à 10 ans (TOQ26) a également grimpé à environ 4,72 %, tandis que le rendement à 2 ans est resté proche de 4,18 %, produisant une pentification spectaculaire de la courbe des rendements qui reflète des préoccupations structurelles bien au-delà des attentes de politique monétaire à court terme.
Ce qui rend cette décision particulièrement inhabituelle est qu’elle s’est produite dans un contexte de données économiques affaiblies qui devraient normalement faire baisser les rendements à long terme. En juillet, l’emploi a diminué de manière inattendue de 23 000 emplois, les ventes au détail ont chuté de 0,6 % d’un mois à l’autre et l’indice des prix à la consommation s’est modéré à 3,4 % sur un an, contre 3,5 % le mois précédent.
La probabilité d’une hausse des taux en septembre selon l’outil CME FedWatch est passée de plus de 50 % à environ 35 %, mais les rendements obligataires à long terme ont fortement évolué dans la direction opposée.
Cependant, dans le même temps, le déficit fédéral américain a atteint un record de 432 milliards de dollars rien qu’en juillet, le déficit cumulé de l’exercice 2026 dépassant déjà le total de l’année précédente, soit 1 799 milliards de dollars.
Une dette nationale approchant les 40 000 milliards de dollars nécessite des émissions massives et continues, et l’adjudication de 25 milliards de dollars sur 30 ans de la semaine dernière a atteint 5,216 %, le plus haut depuis 2001. Les investisseurs exigent des compensations nettement plus élevées pour détenir des dettes publiques de longue durée dans un contexte de détérioration des fondamentaux budgétaires.
La demande traditionnelle de bons du Trésor s’érode simultanément dans plusieurs directions. Les avoirs étrangers ont chuté de 72,1 milliards de dollars en juin, le Japon réduisant ses stocks de 26,4 milliards de dollars pour défendre le yen, et la Chine réduisant ses avoirs de 25,9 milliards de dollars.
[…] La suite de l’article est à lire sur Yahoo Finance via le lien ci-dessous.
Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
Ces informations ne constituent en aucun cas des conseils financiers ou d’investissement.
Source : Yahoo Finance — Lire l’article original
