Il y a quelques mois à peine, les investisseurs chantaient les louanges d’Oracle (ORCL) après avoir annoncé une croissance des revenus hors du commun et dévoilé un énorme carnet de commandes. Ses résultats du troisième trimestre ont surpris Wall Street, qui pensait que le dinosaure technologique avait perdu son avantage. Avance rapide jusqu’à aujourd’hui, et les fondamentaux d’Oracle restent exceptionnellement solides. La demande de cloud est en plein essor, l’entreprise signant d’énormes contrats d’infrastructure d’IA qui prévoient des années de croissance accélérée des revenus. Pourtant, le titre raconte une autre histoire. L’action ORCL est en baisse d’environ 36 % depuis le début de l’année (YTD), atteignant hier un nouveau plus bas sur 52 semaines à 120,03 $.
La vente reflète davantage les inquiétudes des investisseurs concernant les dépenses agressives de l’entreprise en matière d’IA que les perspectives à long terme de l’entreprise. Même Wall Street reste extrêmement optimiste, un analyste s’attendant à ce que le titre grimpe à 400 dollars, ce qui implique une hausse potentielle de 220 % par rapport aux niveaux actuels.
L’activité d’Oracle tourne à plein régime. Alors pourquoi le titre baisse-t-il ?
Les investisseurs sont désormais plus sélectifs en ce qui concerne les actions liées à l’IA et se posent les questions importantes avant d’investir aveuglément dans quoi que ce soit lié à l’IA. Étant donné qu’Oracle construit l’une des plus grandes plates-formes d’infrastructure cloud d’IA au monde, les investisseurs sont prudents pour plusieurs raisons :
1. Les investisseurs s’inquiètent des lourdes dépenses en IA
Construire une infrastructure d’IA coûte extrêmement cher. Comme la plupart des grands géants de la technologie, Oracle dépense massivement dans l’infrastructure d’IA, avec des décaissements nets liés aux dépenses en capital atteignant 48 milliards de dollars au cours de l’exercice 2026. La société s’attend désormais à ce que ce chiffre augmente à 70 milliards de dollars au cours de l’exercice 2027.
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