Les troubles au Moyen-Orient, centrés sur la guerre entre les États-Unis et l’Iran, font des ravages sur les marchés mondiaux de l’énergie. Un différend persistant concernant l’accès au détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel, provoque une flambée des prix. Il s’agit d’une aubaine pour l’industrie pétrolière d’Amérique du Sud, en particulier pour le boom pétrolier émergent au Suriname, qui a été retardé par des résultats de forage et des données sismiques contradictoires. L’ancienne colonie néerlandaise est sur le point de devenir le prochain grand pays producteur de pétrole d’Amérique du Sud.
Depuis 2019, le gouvernement du Suriname, dans la capitale Paramaribo, s’intéresse avec avidité au secteur pétrolier en plein essor du Guyana, qui a généré une manne économique massive pour l’ancienne colonie britannique. Cinq découvertes pétrolières majeures dans le bloc offshore 58, qui ont débuté en 2020 avec le puits d’exploration Maka Central-1, ont confirmé la présence d’hydrocarbures commercialement exploitables dans la partie surinamienne du bassin offshore Guyane-Suriname.
Après une série de retards, à partir de 2022, dus à des résultats de forage et des données sismiques incompatibles ainsi qu’à un ratio gaz/pétrole élevé, TotalEnergies, l’opérateur du bloc 58, a approuvé une décision finale d’investissement (FID). TotalEnergies, qui détient une participation directe de 50 % dans le bloc 58 offshore, et son partenaire à 50 % APA Corporation ont approuvé le développement du projet en eau profonde GranMorgu. Cela a modifié la structure de propriété du projet. Quarante pour cent ont été retenus par l’opérateur TotalEnergies, 40 % supplémentaires par APA et le reste accordé à Staatsolie.
L’acquisition par l’entreprise énergétique contrôlée par l’État était conforme aux droits de Staatsolie énoncés dans le contrat de partage de production (PSC) pour le bloc 52. L’entreprise a eu recours à un prêt de 1,6 milliard de dollars auprès d’un consortium bancaire et à une émission obligataire de mars 2025 pour financer l’acquisition. La part de Staatsolie dans GranMorgu multipliera les bénéfices apportés à Paramaribo, qui est aux prises avec une crise économique depuis 2021. En effet, la situation était si grave que des émeutes ont ravagé certaines parties de la capitale et que le Parlement a été pris d’assaut par des manifestants en 2023.
GranMorgu, qui sera mis en ligne en 2028, change la donne pour un Suriname économiquement défavorisé. Le navire flottant de l’unité de production, de stockage et de déchargement (FPSO) du projet, une fois terminé, aura une capacité de 220 000 barils par jour.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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