
Le débat sur la menace que représenterait le vote de personnes qui ne sont pas citoyennes américaines prend de l’ampleur à l’approche de l’élection de novembre.
Le président Donald Trump souhaite que le service postal américain n’envoie des bulletins de vote par correspondance qu’aux électeurs dont la citoyenneté américaine a été vérifiée. Le Bureau du recensement a relayé un rapport faisant état de milliers de non-citoyens ayant voté en 2020, une élection que le républicain avait perdue face au démocrate Joe Biden. Le département de la Sécurité intérieure de Trump affirme, sans fournir de preuves, que 250 000 non-citoyens pourraient figurer sur les listes électorales dans seulement quatre États.
Cette semaine, le candidat républicain au poste de gouverneur du Maine a confirmé un enregistrement audio dans lequel il affirme vouloir demander au « tsar des frontières » de Trump d’envoyer des marshals américains et des agents de l’ICE dans les bureaux de vote de l’État afin de s’assurer que seuls les électeurs autorisés votent.
Les preuves de votes de non-citoyens continuent de « s’accumuler », a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche Lauren Bis, interrogée sur le rapport du Bureau du recensement.
Le vote par des non-citoyens constitue un crime passible de poursuites pénales et pouvant entraîner une expulsion du territoire. Les opposants affirment que l’attention excessive portée à cette question par Trump et ses alliés prépare le terrain à des contestations judiciaires des résultats qu’il pourrait ne pas apprécier lors des élections de mi-mandat, qui détermineront notamment le contrôle du Congrès.
« Rejetez ces affirmations trompeuses et mensongères utilisées comme prétexte pour provoquer des perturbations », a déclaré Alexandra Chandler, directrice des programmes d’impact pour des élections libres et équitables au sein de la Democracy Project. « Vous pourrez toujours contester les résultats plus tard. »
Le rapport du Bureau du recensement, cité par le président dans une publication sur Truth Social, indique avoir constaté, dans une « analyse préliminaire », que 24 000 non-citoyens avaient voté illégalement en 2020. Il s’appuie sur des données provenant d’un fichier électoral commercial, recoupées avec des registres fédéraux.
Des experts estiment toutefois que la méthodologie utilisée pourrait avoir produit de faux positifs. Par exemple, le nom d’une personne pourrait avoir été associé à une mauvaise adresse ou son statut de citoyenneté pourrait ne pas avoir été mis à jour dans une base de données donnée.
Source: Newsmax – Read more on here
