
Les États des Caraïbes envisagent une action en justice afin de contraindre le Royaume-Uni à verser des réparations liées à l’esclavage, en s’appuyant sur des traités de l’ONU relatifs à la « discrimination raciale ».
La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, organise cette semaine une conférence consacrée aux stratégies visant à obtenir des indemnisations et des règlements financiers. Elle évoque notamment le recours aux tribunaux internationaux comme l’une des options possibles. Comme Breitbart News l’avait rapporté, la Barbade avait précédemment avancé le montant de 4 900 milliards de dollars (3 900 milliards de livres) pour les réparations réclamées aux pays occidentaux.
Mottley affirme désormais à ses partisans que le moment est venu de « cesser d’être des défenseurs d’un mouvement et de devenir des défenseurs d’une affaire », estimant que les militants pourraient avoir une « porte d’entrée » auprès des tribunaux.
Selon le Telegraph, des experts juridiques des Caraïbes étudient la possibilité d’engager des poursuites contre la Grande-Bretagne sur la base de traités de l’ONU portant sur le racisme. Le journal rapporte :
« Cette stratégie, si elle était poursuivie par la Communauté des Caraïbes ou par des partenaires africains, consisterait à saisir la Cour internationale de justice en affirmant que la Grande-Bretagne a manqué à ses obligations conventionnelles en ne versant pas d’indemnisation. »
Les nations caribéennes cherchent depuis quelque temps à engager des discussions avec le roi Charles III sur la question des réparations.
Les militants présentent l’esclavage transatlantique historique — que la Grande-Bretagne a été le premier pays au monde à abolir en 1834 — comme un crime nécessitant réparation. Le Royaume-Uni est également signataire de la Convention internationale des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
Un État membre de l’ONU pourrait poursuivre la Grande-Bretagne en l’accusant d’avoir violé ce traité. L’opposition à cette initiative fait toutefois également entendre sa position, notamment par la voix du chef de Reform UK, Nigel Farage.
En mars de cette année, 123 pays ont voté en faveur d’une résolution historique de l’ONU qualifiant l’esclavage de crime le plus grave contre l’humanité.
Le Royaume-Uni faisait partie de plusieurs pays européens qui se sont abstenus lors du vote.
Mais le mois dernier, un comité de l’ONU chargé de l’élimination de la discrimination raciale a déclaré que les pays avaient l’obligation légale d’envisager des réparations pour la traite transatlantique des esclaves et de prendre d’autres mesures pour lutter contre l’héritage durable de la discrimination raciale.
L’histoire montre qu’après être devenue la première nation au monde à interdire la traite des esclaves avec le Slave Trade Act de 1807, puis la possession d’esclaves avec le Slavery Abolition Act de 1833, l’Empire britannique a entrepris de manière unilatérale d’éradiquer l’esclavage à travers le monde, comme l’avait rapporté Breitbart News.
Le Royaume-Uni a consacré d’importantes ressources humaines et financières à la lutte contre le commerce des êtres humains.
À elle seule, la West Africa Squadron de la Royal Navy a libéré environ 150 000 esclaves africains après avoir capturé quelque 1 600 navires impliqués dans la traite entre 1807 et 1860. Au total, 1 587 hommes de la West Africa Squadron sont morts dans les opérations visant à mettre fin à l’esclavage.
Source: Brietbart – Read the original Article
