La von der Leyen européenne veut placer les dépôts des banques privées sous la direction de l'État. Soumis par Thomas Kolbe Comment allons-nous gérer la propriété privée en Europe à l'avenir ? De cette question découle un débat très complexe, que les Européens…
Comment allons-nous gérer la propriété privée en Europe à l’avenir ?
De cette question découle un débat très complexe, que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a interprété vendredi à sa manière très particulière. Dans un discours prononcé devant des chefs d’entreprise français à la Rencontre des Entrepreneurs de France du MEDEF à Paris, l’ancien ministre de la Défense a évoqué l’utilisation des dépôts bancaires des citoyens européens pour remettre sur pied la zone euro en difficulté, l’économie européenne.
Un message sans équivoque : selon l’eurocrate en chef de l’UE, la propriété privée, en tant que mur de protection protégeant les citoyens d’un État excessif, a rempli son objectif de pilier de la civilisation.
Planification centralisée, folie des subventions : c’est Bruxelles à la loupe.
Certainement : face à l’énorme dette publique et à la fuite des capitaux du vieux continent, qui entraînent la disparition de milliers de brevets et de dizaines de milliers de professionnels hautement qualifiés, la richesse des citoyens est vouée à réveiller les appétits politiques. Une expropriation impitoyable ou une réorientation décrétée de l’argent, comme le dit le meilleur bureaucrate allemand, est censée résoudre les problèmes que Bruxelles elle-même a causés par sa politique climatique obstinée, sa réglementation excessive et sa folie interventionniste persistante.
Von der Leyen a été explicite devant les chefs d’entreprise : l’Europe a des économies, a-t-elle déclaré, mais malheureusement ces économies restent sur la touche. Dix mille milliards d’euros sont déposés sous forme d’épargne dans les mains des ménages privés sur des comptes bancaires, explique von der Leyen à la manière d’un planificateur central classique qui ne peut plus détourner ses yeux de la richesse des citoyens. L’économie européenne doit maintenant mettre ce capital au service de ses entreprises, a décrété le grand bureaucrate.
Rien de tout cela ne ressemble à Erich Honecker. Von der Leyen se transforme de plus en plus en sœur socialiste d’esprit de ce régime désastreux.
Von der Leyen suit la voie de la chancelière allemande. Il y a plus d’un an, Friedrich Merz a lui aussi découvert les avoirs monétaires des Allemands comme un capital politique – profondément socialiste, voire presque dictatorial, le chancelier a également souligné les possibilités ouvertes par ce qu’il appelle une activation de cet argent.
Ursula von der Leyen et Friedrich Merz ne révèlent pas seulement un abîme éthique et idéologique ; ils envisagent un contrôle dictatorial sur la richesse privée des citoyens encore souverains.
L’ignorance économique de ces deux protagonistes politiques d’une UE qui se tourne désormais ouvertement vers une idéologie antilibérale est presque tragiquement comique.
Les dépôts bancaires ne sont en aucun cas de l’argent inutile. Du point de vue du secteur bancaire, les dépôts des clients constituent une source centrale de refinancement et de liquidité, intégrés dans le cycle monétaire et du crédit et permettant l’octroi de prêts. Dans le système monétaire moderne, le crédit bancaire ne résulte pas simplement de la transmission des dépôts existants. Les banques commerciales créent de la nouvelle monnaie bancaire par le biais de prêts, même si ce processus ne peut pas être simplement compris comme un simple « effet de levier » mécanique sur les dépôts existants. Les dépôts de la clientèle remplissent ainsi de nombreuses fonctions, depuis la planification des liquidités privées et la détention de liquidités jusqu’au financement et à la gestion des processus bancaires.
Une intervention aussi massive dans la structure très complexe et fragile des liquidités et du crédit du secteur bancaire ne serait pas simplement un acte barbare de socialisme – ce serait une attaque frontale contre la fonctionnalité du système bancaire en tant que tel.
Néanmoins, l’UE aura recours à des interventions massives – financièrement, après tout, elle s’est heurtée à un mur.
À partir de 2028, le remboursement de l’euro-obligation « NextGenerationEU » de 800 milliards d’euros arrivera à échéance. Le discours de von der Leyen devant les chefs d’entreprise s’adressait ostensiblement au secteur privé, mais en réalité il concernait le financement du club européen de la dette, qui s’oriente désormais vers l’exploitation de toutes les sources financières susceptibles de contribuer à maintenir en vie le système de Ponzi du crédit européen – l’activation du cash semble être l’une de ces sources.
La France est prise dans une spirale d’endettement, avec de nouveaux emprunts s’élevant cette année à 5,7 % du PIB et une impasse parlementaire qui exclut toute forme de consolidation budgétaire.
L’Allemagne aussi enregistrera de nouveaux emprunts de plus de 5 pour cent l’année prochaine si l’on inclut le déficit municipal, les fonds spéciaux et les fonds d’assurance sociale – rendant de plus en plus probable un financement commun par le biais d’euro-obligations, la consolidation de la montagne de dettes sous le toit de la Commission européenne et sous l’aide active de liquidités de la BCE.
Alors que le capital quitte le vieux continent par tous les canaux encore ouverts, les besoins financiers de la grande expérience idéologique de l’UE et de ses États-nations augmentent au-delà de toute mesure.
La machine à subventions vertes détruit à elle seule des milliards, année après année. Toutefois, la dernière poussée pour franchir la falaise économique viendra de l’appétit retrouvé de l’Europe pour le militarisme. Le keynésianisme militaire n’est cependant pas une alternative économique au libre marché. Ce n’est qu’une nouvelle tombe budgétaire que les dirigeants politiques creusent dans leur panique ces mois-ci.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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