
Téhéran affirme dimanche matin avoir frappé un navire américain sans équipage qui tentait de traverser le détroit d’Ormuz, dans une nouvelle escalade du conflit autour de cette voie maritime stratégique.
Le CENTCOM, qui supervise les opérations militaires américaines au Moyen-Orient, n’a pas immédiatement confirmé ni démenti cette attaque présumée.
Les médias d’État iraniens affirment que le navire américain tentait d’entrer dans une zone interdite du détroit d’Ormuz.
Cette frappe présumée intervient un jour après que l’armée américaine a annoncé avoir attaqué trois pétroliers iraniens en représailles à une attaque au missile contre des navires de la marine américaine.
Deux pétroliers iraniens ont été mis hors service par les frappes américaines, tandis qu’un troisième a été « complètement détruit ». L’un des pétroliers a été frappé près de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien.
Environ 90 % du pétrole brut iranien transite par cette île, acheminé depuis le continent par des pipelines.
Le détroit d’Ormuz est essentiel au marché mondial du pétrole et du gaz, mais il est pratiquement fermé depuis le début de la guerre en février, l’Iran cherchant à l’utiliser comme moyen de pression dans ses négociations avec les États-Unis et leurs alliés.
Les Gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirment avoir posé des mines dans les eaux internationales et omanaises du détroit.
L’Organisation maritime internationale avait indiqué en juin qu’environ 80 mines avaient été placées dans des voies maritimes stratégiques, avant d’être retirées ou neutralisées par les opérations de la marine américaine.
Source: Brietbart – Read the original Article
