Qu’est-ce qui se cache derrière la faveur inattendue de Trump envers Kim Jong Un ? Rédigé par Andrew Korybko, il pourrait flirter avec un recalibrage politique radical même s'il change bientôt d'avis… Trump a annoncé de manière inattendue que les États-Unis « substantiellement…
Il pourrait flirter avec un recalibrage politique radical même s’il change bientôt d’avis…
Trump a annoncé de manière inattendue que les États-Unis « réduiraient considérablement » leur participation aux exercices militaires conjoints annuels à grande échelle d’Ulchi Freedom Shield avec la Corée du Sud, dont il ignorait apparemment l’existence jusqu’à tout récemment et qui ont commencé cette semaine. Il a décrit sa décision comme étant « fondée sur mes très bonnes relations avec Kim Jong Un » et visant à ne pas « envoyer un signal totalement inapproprié et hostile ». Il s’est également plaint des coûts et du refus de la Corée du Sud d’aider les États-Unis à combattre l’Iran.
La faveur de Trump envers Kim était inattendue car il a mentionné le mois dernier la Corée du Nord, aux côtés de la Russie, de la Chine et de l’Iran, comme des « adversaires des États-Unis » qui ont la capacité de manipuler les élections américaines. Son sous-secrétaire à la Guerre, Elbridge Colby, était également en Asie du Sud-Est début août, où il reproduisait le concept OTAN 3.0 à travers ce que l’on peut appeler AUKUS+. Bien qu’elle vise principalement à contenir la Chine, la campagne alarmiste à l’égard de la Corée du Nord pourrait susciter son attrait auprès de certains Sud-Coréens et Japonais.
Sur ce sujet, ces deux États sont des alliés mutuels en matière de défense des États-Unis et partagent des perceptions similaires de la menace que représentent la Chine et la Corée du Nord. Ils se militarisent également rapidement, la Corée du Sud envisageant de construire son premier sous-marin nucléaire avec l’aide américaine et le Japon envisageant d’abandonner ses trois principes non nucléaires, qui ont tous deux accru les tensions régionales au profit des États-Unis, qui divisent pour régner. Il en va de même pour les dernières tensions russo-japonaises concernant les Kouriles du Sud, dans lesquelles les États-Unis soutiennent le Japon.
Il était donc tout à fait inattendu que Trump rende à Kim une faveur aussi importante que celle de « réduire considérablement » la participation des États-Unis à ses exercices militaires conjoints annuels à grande échelle avec la Corée du Sud, puisque cela va à l’encontre de toutes les politiques mentionnées ci-dessus. Même si lui seul peut expliquer ses raisons, et qu’il est possible qu’il en ait simplement eu envie et qu’il n’y ait rien de plus profond, on ne peut pas exclure qu’il ait un plan en tête. L’appel récent de son homologue sud-coréen à reprendre les négociations avec le Nord pourrait donner un indice.
Trump pourrait donc envisager la reprise de ses propres pourparlers avec Kim, qu’ils soient bilatéraux comme lors de son premier mandat et/ou liés d’une manière ou d’une autre à son initiative du « Conseil de la paix », dont la motivation pourrait être un mélange de calculs personnels et géostratégiques. En ce qui concerne le premier, il voudrait peut-être consolider son héritage de « président de la paix », comme il s’est décrit précédemment, tout en détournant l’attention de la débâcle politico-militaire de la troisième guerre du Golfe qu’il a initiée plus tôt cette année.
Sur le front géostratégique, Trump pourrait craindre que la Russie, la Corée du Nord et la Chine renforcent leurs liens militaro-sécuritaires jusqu’à former une alliance de facto face au défi qu’AUKUS+ leur pose à tous, ce qui pourrait risquer une Troisième Guerre mondiale par erreur de calcul si la Corée du Nord effectuait davantage d’essais nucléaires et/ou de missiles dans un contexte d’aggravation des tensions régionales. Essentiellement, la reprise spéculative des négociations Trump-Kim pourrait donc avoir pour but de contrôler l’escalade, mais seulement si elles aboutissent.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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