
Selon plusieurs médias, SpaceX a imposé sans avertissement de nouvelles limites de vitesse aux terminaux Starlink à usage militaire en Ukraine, perturbant certaines opérations. SpaceX n’a pas commenté ces informations.
Le service concerné est Starshield, l’offre Starlink destinée aux gouvernements et aux forces armées. Selon The Wall Street Journal, l’accès ukrainien est couvert par un contrat du département américain de la Défense. Un porte-parole du Pentagone a renvoyé les questions aux déclarations de Donald Trump sur le partage de renseignements.
Serhiy Beskrestnov, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a indiqué que la limitation avait commencé pendant la nuit, sans avertissement préalable aux forces ukrainiennes. Les seuils rapportés varient : Beskrestnov et un responsable du ministère ukrainien de la Défense évoquent environ 160 km/h, tandis que le 7ᵉ corps ukrainien a déclaré à Reuters que les connexions se coupaient pendant 10 à 20 secondes dès 110 à 120 km/h. Certaines unités ont annulé des missions.
Selon The Wall Street Journal, les drones peuvent toujours voler, mais leurs flux vidéo sont moins fiables, notamment lors d’attaques contre des cibles mobiles. Ils doivent ralentir pour maintenir la connexion, ce qui les rend plus vulnérables aux tirs ennemis. Le lancement de drones de moyenne portée est également devenu plus difficile. Des responsables ukrainiens affirment que Starlink avait récemment aidé l’Ukraine à intercepter des drones russes à réaction. Les drones terrestres plus lents sont, eux, largement épargnés.
Les drones opérant au-dessus de la Russie étaient déjà exclus de Starshield et utilisent d’autres systèmes de guidage. Les frappes contre les installations russes de production de pétrole et de diesel ne devraient donc probablement pas être affectées, selon des responsables et des dirigeants du secteur de la défense cités par le journal.
Cette limitation intervient alors que Washington fait pression sur Kyiv pour qu’elle cesse de frapper les raffineries russes. Mardi, Donald Trump a affirmé que les États-Unis continuaient de partager des renseignements avec l’Ukraine, après que Volodymyr Zelensky a déclaré que Kyiv n’avait reçu aucun avertissement avant une attaque de missiles russes.
