
Une grand-mère du Tennessee poursuit la ville de Fargo et sa police après avoir passé six mois en prison à la suite d’une erreur d’identification par reconnaissance faciale basée sur l’IA.
Angela Lipps, 50 ans et grand-mère de cinq enfants, a été arrêtée sous la menace d’une arme en juillet 2025 alors qu’elle gardait les enfants de ses voisins à Elizabethton, dans l’est du Tennessee.
Un mandat d’arrêt visant une fugitive s’appuyait sur une reconnaissance faciale qui avait conduit les enquêteurs de Fargo à la considérer comme la principale suspecte dans le retrait frauduleux de dizaines de milliers de dollars auprès de banques du Dakota du Nord.
Problème : Lipps n’avait jamais mis les pieds à Fargo, ni même dans le Dakota du Nord. Selon la plainte, avant son extradition, elle n’avait même jamais pris un vol commercial.
Les enquêteurs ne l’auraient découvert qu’après plusieurs mois de détention dans le Tennessee et son transfert dans le Dakota du Nord.
Les charges ont finalement été abandonnées et Lipps a été libérée le 24 décembre, après qu’elle et son avocat eurent présenté des relevés bancaires montrant qu’elle se trouvait dans le Tennessee au moment des crimes présumés.
La plainte, déposée devant un tribunal fédéral du Dakota du Nord, vise la ville de Fargo ainsi que le détective Lucas Heck, identifié comme étant à l’origine de la demande de mandat d’arrêt.
Lipps réclame 10 millions de dollars de dommages et intérêts et demande que la police de Fargo rende des comptes.
Le logiciel de reconnaissance faciale utilisé par la police avait fait correspondre une photo de Lipps publiée sur les réseaux sociaux avec la photo figurant sur une fausse pièce d’identité utilisée par une femme pour effectuer des retraits frauduleux dans des banques locales.
Pourtant, les images de vidéosurveillance bancaire montraient une suspecte dont la corpulence et les traits du visage différaient de ceux de Lipps.
La plainte affirme que les policiers savaient que la reconnaissance faciale par IA ne devait pas constituer l’unique fondement pour extrader et inculper une personne, mais qu’ils auraient ignoré ces risques.
Lipps affirme avoir subi de graves conséquences pendant sa détention : conditions traumatisantes en prison, peur constante d’être condamnée à tort, absence auprès de sa famille et de ses proches, ainsi que la privation de certains soins essentiels, notamment ses médicaments et ses prothèses dentaires.
Elle a également passé son anniversaire, Thanksgiving et Noël en détention.
À sa libération, elle a découvert qu’elle avait perdu son logement, sa voiture ainsi que d’autres biens personnels, selon la plainte.
Source: Brietbart – Read the original Article
