
🇩🇪 Des dirigeants d’entreprises et des économistes s’attendent à de sérieuses difficultés pour l’économie de Saxe-Anhalt si l’AfD arrive au pouvoir après les élections régionales, notamment concernant les investissements et l’attractivité du Land pour les travailleurs qualifiés étrangers.
L’économiste Monika Schnitzer estime que, compte tenu du programme de l’AfD, le Land perdrait nettement en attractivité pour les entreprises et les travailleurs qualifiés.
Michael Hüther, directeur de l’Institut de l’économie allemande (IW), partage cette inquiétude : « Celui qui veut attirer des travailleurs qualifiés étrangers ne peut pas renforcer un parti qui réclame ouvertement leur expulsion. »
Selon lui, sans immigration, la population active de Saxe-Anhalt devrait diminuer d’environ un quart d’ici 2045 en raison de la démographie défavorable du Land.
Christian Bruch, PDG de Siemens Energy, juge lui aussi le programme de l’AfD néfaste pour l’Allemagne comme site économique. Il souligne que son entreprise et les emplois allemands dépendent des exportations, de l’arrivée de travailleurs qualifiés internationaux et de la confiance des investisseurs étrangers dans la stabilité politique.
« Si cela ne se produit pas, c’est préjudiciable à l’attractivité économique de l’Allemagne », a-t-il déclaré, ajoutant regarder avec « une grande inquiétude » le scrutin en Saxe-Anhalt.
Bruch critique également la vision de l’AfD, qu’il qualifie de « dramatiquement erronée » et de nostalgique. Selon lui, l’Allemagne doit considérer le changement comme une opportunité plutôt que chercher à revenir au passé.
D’autres dirigeants ont récemment mis en garde contre le programme économique de l’AfD. Christian Sewing, PDG de Deutsche Bank, estime que les partis populistes proposent des solutions simples qui vont à l’encontre des fondements de la réussite allemande : ouverture, diversité, Europe forte, institutions fiables et coopération internationale.
Alexander Kühnen, patron de Bahlsen, s’était également démarqué de l’AfD : « Nous avons besoin de travailleurs qualifiés, d’un commerce ouvert en Europe et de conditions économiques stables. Dans ce contexte, l’AfD n’est pour moi une alternative ni sur le plan entrepreneurial ni personnel. »
Source: Yahoo Finance – Read the original Article
