
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a prononcé son discours annuel sur l’état de l’Union européenne à Strasbourg, en France.
Parmi ses principales annonces figurent un plan européen pour lutter contre les vagues de chaleur, la création d’un Conseil de sécurité avec des alliés partageant les mêmes valeurs et un mécanisme d’urgence destiné à faire face à l’arrivée massive de migrants en situation irrégulière, inspiré de la crise à la frontière de Ceuta.
Ursula von der Leyen a également ouvert la voie à une éventuelle adhésion du Canada en tant que premier « membre associé » de l’Union européenne, afin de porter les relations entre les deux parties « au niveau le plus élevé possible ».
Elle a également abordé le développement rapide des systèmes d’intelligence artificielle, les restrictions des réseaux sociaux pour les enfants, la guerre menée par la Russie en Ukraine, la guerre hybride et la situation au Moyen-Orient.
Voici les principales annonces de son discours d’une heure :
- Un plan européen pour faire face aux vagues de chaleur ;
- Une « Alliance européenne pour l’assurance climatique » destinée à protéger contre les événements météorologiques extrêmes ;
- Un Conseil de sécurité réunissant l’Ukraine, le Royaume-Uni, la Norvège et le Canada ;
- Un mécanisme inspiré de l’OTAN pour répondre aux attaques hybrides ;
- Le « EU Kids Act », visant à restreindre l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ;
- Une coalition de partenaires partageant les mêmes valeurs pour surveiller le développement rapide des systèmes d’IA de pointe ;
- Un plan d’urgence pour faire face à l’arrivée massive de migrants en situation irrégulière, inspiré de la crise à la frontière de Ceuta ;
- Un « Pacte européen pour les soins » destiné à répondre aux défis démographiques ;
- Le Canada s’est vu proposer le statut de « membre associé », une première pour l’Union européenne.
« J’invite le Canada à devenir le premier membre associé de l’UE »
Une annonce diplomatique majeure : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a invité le Canada à devenir le premier « membre associé » de l’Union européenne.
Le Canada n’étant pas un État européen, il ne peut pas devenir membre à part entière de l’UE en vertu des traités. Les responsables européens étudient donc depuis quelque temps d’autres options.
Mercredi, avant que les députés européens ne se réunissent à Strasbourg, Ursula von der Leyen a proposé à Ottawa le statut de « membre associé ». Le Premier ministre Mark Carney était présent dans l’hémicycle en tant qu’invité d’honneur.
« J’invite le Canada à devenir le premier membre associé de l’UE », a déclaré Ursula von der Leyen.
Il reste à déterminer ce que ce statut impliquera concrètement. Mais le signal politique envoyé au monde est fort : Bruxelles et Ottawa semblent tous deux prêts à approfondir leurs relations.
Immigration : un « cadre d’urgence » pour faire face aux crises comme celle de Ceuta
Ursula von der Leyen a annoncé un nouveau « cadre européen de réponse aux situations d’urgence », qui pourrait être activé selon des critères strictement définis en cas d’afflux soudain et massif de migrants en situation irrégulière, comme celui observé dans l’enclave espagnole de Ceuta en juillet dernier.
« Les événements de cet été montrent que nos outils doivent évoluer, notamment pour faire face aux situations d’urgence », a déclaré Ursula von der Leyen, ajoutant que l’UE devait disposer des moyens de protéger ses frontières, notamment lorsque « des mouvements massifs de populations sont organisés et utilisés comme une arme ».
Ce cadre permettrait d’assouplir temporairement les procédures habituelles. Selon des sources européennes, cela pourrait notamment entraîner une suspension temporaire du droit d’asile.
Von der Leyen annonce une nouvelle « Alliance pour l’assurance climatique »
Après un été marqué par de fortes vagues de chaleur, des milliers d’hectares ravagés par les incendies et l’arrêt de centrales nucléaires en Hongrie et en Roumanie en raison de la baisse du niveau du Danube, Ursula von der Leyen a annoncé une nouvelle « Alliance pour l’assurance climatique ».
« Aujourd’hui, seuls environ 25 % des dommages liés aux catastrophes en Europe sont couverts par des assurances privées. Cela signifie que, bien trop souvent, les budgets nationaux deviennent l’assureur de dernier recours. Nous devons agir pour combler cette lacune », a déclaré la présidente de la Commission aux députés européens.
Source: Yahoo Finance – Read the original Article
