
« La paix ne passe jamais par la faiblesse.
Aujourd’hui, des représentants du Congrès américain étaient à Kyiv : une délégation bipartisane. Je les remercie d’être venus en Ukraine en cette période particulièrement difficile. Ils m’ont demandé ce qui était nécessaire pour mettre fin à la guerre. La réponse doit être ferme. Il faut des sanctions dans le cadre du projet de loi de Lindsey Graham, un soutien à l’Ukraine pour protéger des vies et une pression sur la Russie en raison de sa guerre. Or, aujourd’hui, les dirigeants américain et russe ont eu une conversation qui mène dans une autre direction.
Récemment, une décision européenne a été prise pour lever les sanctions contre des oligarques russes. Depuis, les frappes russes et les souffrances de la population n’ont fait qu’augmenter. Au cours de la seule semaine écoulée, la Russie a mené une frappe brutale contre un immeuble résidentiel à Pryluky, largué des bombes aériennes sur des bus urbains à Kramatorsk et poursuivi ses attaques contre les infrastructures énergétiques de Kyiv, ainsi que contre les infrastructures essentielles à la vie à Dnipro, Kharkiv, Odessa et dans d’autres villes. Des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines blessées.
Les Russes compensent leur incapacité à atteindre leurs objectifs sur le champ de bataille par cette forme de terreur. Cette année, la Russie est plus faible militairement sur le terrain qu’à n’importe quel autre moment de cette guerre. C’est pourquoi Poutine mise sur la terreur et tente de conclure des accords en coulisses afin d’alléger la pression sur la Russie, de gagner du temps et de se donner davantage de possibilités de poursuivre la guerre.
Tout assouplissement des sanctions contre la Russie sans accord clair et durable de désescalade constitue une faiblesse manifeste. Cela fait le jeu de Moscou : lui permettre de tuer davantage, de prolonger la guerre, de respecter encore moins les États-Unis et d’infliger des pertes et des dégâts encore plus importants au monde.
L’Ukraine est prête à prendre des mesures de désescalade réciproques, et l’équipe américaine connaît notre position. Nos frappes contre les raffineries et les autres installations pétrolières russes sont une réponse à la campagne de terreur que la Russie mène depuis des années contre le secteur énergétique ukrainien. L’Ukraine cessera d’incendier les raffineries russes si la Russie cesse de détruire nos infrastructures énergétiques. C’est l’accord que nous proposons aux États-Unis, et nous pensons que Washington dispose d’une puissance suffisante pour parvenir à ce compromis.
Les cadeaux à Poutine n’apporteront ni la paix ni aucun avantage au monde civilisé. La Russie « remboursera » le diesel par davantage de terreur et de perfidie. Autoriser la Russie à vendre des produits pétroliers revient à investir dans une guerre qui doit prendre fin, et non se prolonger. Ce qu’il faut, c’est une véritable désescalade réciproque avec la Russie.
Nous comptons sur le soutien juste des États-Unis pour défendre la vie et protéger la population ukrainienne, ainsi que sur un dialogue tout aussi ferme de Washington avec Moscou. Un dialogue ferme, pas faible. »
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