
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu’il doutait qu’un accord diplomatique puisse être conclu avec les dirigeants iraniens, évoquant une récente conversation avec le président Donald Trump au cours de laquelle les deux hommes ont discuté de la diplomatie, d’une éventuelle action militaire et d’un renforcement de la pression économique sur Téhéran.
Netanyahu a indiqué avoir discuté de ces options avec Trump lors de leur rencontre du 28 juillet à la Maison-Blanche, exprimant ses doutes quant à la possibilité que des négociations aboutissent à un accord avec les dirigeants actuels de l’Iran.
Revenant sur cette conversation lors d’un événement mardi soir, Netanyahu a déclaré avoir dit à Trump qu’il était sceptique quant à la possibilité de parvenir à un accord avec l’Iran.
« Je doute toutefois qu’un accord puisse être conclu avec ce groupe là-bas, avec ces sauvages », a déclaré Netanyahu.
« Je vous le dis : aucun accord ne peut être conclu », a-t-il ajouté.
Ces déclarations ont été faites lors d’un événement à Jérusalem destiné aux colons israéliens de Cisjordanie et ont été rapportées par l’AFP, puis reprises indépendamment par plusieurs médias, dont CBS News, Arab News et le Times of Israel.
Netanyahu a déclaré que sa conversation avec Trump portait sur trois options concernant l’Iran : rechercher un accord diplomatique, reprendre les opérations militaires ou renforcer la pression économique.
Il a indiqué soutenir la troisième option et a félicité Trump d’avoir choisi d’intensifier la pression économique plutôt que de lancer immédiatement une nouvelle campagne militaire majeure.
Selon le Times of Israel, qui a examiné une vidéo des déclarations de Netanyahu, celui-ci a exhorté Trump à « resserrer l’étau » sur l’Iran et a salué le président pour mener cette stratégie « de manière très, très, très forte ».
Lundi, Trump a annoncé ce qu’il a appelé un « D-Day économique » contre l’Iran, élargissant la campagne de son administration afin de sanctionner non seulement Téhéran, mais également les entreprises étrangères et autres entités qui contribuent au maintien de l’économie iranienne.
Netanyahu a estimé que l’approche de Trump était importante car elle vise à faire pression sur les pays et les entités qui aident l’Iran, plutôt que de cibler uniquement Téhéran.
« Trump a décidé de resserrer l’étau sur ceux qui soutiennent ce régime, cette terrible dictature », a déclaré Netanyahu, selon l’AFP.
Ces déclarations constituent un soutien marqué de Netanyahu à la nouvelle campagne de pression économique de l’administration Trump, alors que le président continue de laisser ouverte la possibilité d’une solution diplomatique.
Trump a déjà défendu une résolution négociée avec Téhéran tout en menaçant de nouvelles opérations militaires si l’Iran refuse de satisfaire aux exigences américaines.
Les responsables iraniens ont rejeté la nouvelle campagne de pression américaine.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mercredi que les États-Unis n’obtiendraient rien grâce à leur campagne de sanctions, selon des informations de l’AFP reprises par plusieurs médias.
Netanyahu s’oppose depuis longtemps aux accords diplomatiques qui, selon lui, permettraient à l’Iran de reconstruire ses capacités nucléaires et militaires.
Ses dernières déclarations interviennent alors que l’administration Trump cherche à utiliser la pression économique pour contraindre Téhéran à faire des concessions, tout en évitant pour l’instant un retour à des opérations militaires de grande ampleur.
La confrontation reste également étroitement liée au détroit d’Ormuz, où le trafic maritime commercial a été fortement perturbé pendant le conflit.
Les déclarations de Netanyahu indiquent qu’il considère actuellement le renforcement de la pression économique comme la meilleure option, tout en restant profondément sceptique quant à la capacité des dirigeants iraniens à parvenir à un accord diplomatique durable.
Son récit de la rencontre de juillet avec Trump confirme également que la diplomatie figurait parmi les options discutées, même si Netanyahu a clairement indiqué au président qu’il ne pensait pas pouvoir faire confiance aux dirigeants iraniens pour parvenir à un accord.
Source: NewsMax – See the Original Article
