
Les élus américains de la Chambre des représentants chargés des crédits budgétaires et l’entreprise Leidos font pression sur les autorités fédérales de l’aviation pour qu’elles examinent minutieusement les liens avec la Chine des entreprises étrangères candidates à la construction du système logiciel central du nouveau réseau américain de contrôle aérien.
La Federal Aviation Administration (FAA) avait annoncé en novembre dernier un appel d’offres pour ce qu’elle appelle la « Common Automation Platform », ou CAP, un système unique destiné à remplacer les logiciels vieillissants qui contrôlent actuellement les vols à haute altitude et gèrent le trafic autour des aéroports.
Le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, a présenté cette plateforme comme le cœur logiciel d’un système de contrôle aérien entièrement nouveau qu’il souhaite voir achevé d’ici 2028.
En avril, le média spécialisé The Air Current rapportait que la FAA avait présélectionné cinq entreprises pour présenter leurs solutions : Collins Aerospace, basée aux États-Unis et filiale de RTX Corp., Leidos, ainsi que les entreprises européennes Thales, en France, Indra, en Espagne, et Frequentis, en Autriche.
Deux de ces entreprises européennes, Thales et Indra, disposent depuis longtemps d’activités dans la gestion du trafic aérien en Chine, notamment à travers des contrats avec l’Administration de l’aviation civile de Chine.
Cette présence a déclenché une bataille politique et de lobbying à Washington.
Dans un rapport publié en juin sur le budget de l’exercice 2027, la commission des crédits de la Chambre a demandé à la FAA de consulter d’autres agences fédérales afin d’évaluer « pleinement les risques, notamment les risques cybernétiques », posés par les candidats au programme CAP.
Le rapport demande notamment une attention particulière à toute entreprise ayant des liens juridiques ou commerciaux avec la République populaire de Chine.
Si la FAA attribue le contrat à une entreprise disposant de liens avec la Chine, l’agence devra présenter aux responsables des crédits budgétaires, dans un délai de 30 jours, les risques identifiés ainsi que les mesures prévues pour les atténuer.
Leidos, un prestataire informatique du gouvernement basé à Reston, en Virginie, soutient également un amendement bipartisan au National Defense Authorization Act (NDAA).
Cet amendement obligerait la FAA à étudier dans quelle mesure les activités commerciales d’un fournisseur à l’étranger pourraient compromettre la sécurité nationale, a rapporté Bloomberg Government en juillet.
Le média a également indiqué que Leidos, Thales USA et RTX Corp. avaient toutes intensifié leurs activités de lobbying et leurs dépenses politiques à Washington dans le cadre de la compétition pour le programme CAP.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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