Investissements RPC a modifié la façon dont elle mesure son rendement au cours de l’exercice 2025. La même année, elle a modifié la façon dont elle rémunère ses dirigeants.
Alors que le gestionnaire de fonds de pension a présenté le changement d’indice de référence comme un ajustement nécessaire à sa stratégie d’investissement, les critiques estiment que ces efforts sont un moyen de masquer les mauvais rendements tout en maintenant des programmes de rémunération compétitifs.
Pendant près de deux décennies, Investissements RPC, qui gère l’équivalent d’environ 793,3 milliards de dollars pour le compte des travailleurs canadiens, s’est mesuré par rapport à un « objectif de risque de marché », un portefeuille d’actions publiques et d’obligations canadiennes que le fonds utilisait depuis 2006. Ce portefeuille a été conçu pour imiter le rendement d’un indice de marché public à faible coût, ou bêta du marché. Tout rendement supérieur à ce chiffre constituait une surperformance, ou alpha.
À partir de l’exercice 2025, le fonds a remplacé ce baromètre par plusieurs « portefeuilles de référence », ou combinaisons d’actifs passifs du marché public qui reflètent les différentes stratégies du portefeuille du RPC.
Cette approche capture uniquement l’alpha généré au sein de chaque classe d’actifs, et non la construction du portefeuille du fonds, que les critiques considèrent comme un facteur clé de surperformance.
« Les portefeuilles de référence du RPC disent simplement que le RPC ne mesurera que l’alpha. Oubliez toutes ces histoires de construction de portefeuille », a déclaré Alexander Beath, fondateur de la société de conseil Alex Beath & Associates basée à Toronto et défenseur de longue date d’une meilleure analyse comparative du marché privé pour les pensions canadiennes. « Ils supposent simplement qu’ils sont meilleurs [que le bêta du marché], ce qui, à mon avis, n’est pas correct. »
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Le RPC a défendu ce changement comme une conséquence naturelle de l’adoption de l’approche du portefeuille total, ou TPA, qui donne au personnel chargé des placements le pouvoir discrétionnaire de répartir le capital entre les catégories d’actifs dans les limites de risque fixées par le conseil d’administration, plutôt que de respecter des objectifs fixes pour chaque catégorie d’actifs.
Le changement d’analyse comparative s’est produit parallèlement à une refonte du régime de rémunération incitative du RPC.
Le multiplicateur de performance totale du fonds, qui permet de déterminer les primes du personnel, était auparavant pondéré de manière égale entre deux mesures quantitatives : la performance absolue par rapport à un objectif de rendement et la performance relative par rapport à l’ancien indice de référence. Au cours de l’exercice 2025, le RPC a ajouté une nouvelle troisième pondération qualitative, dans laquelle 20 % de la formule du multiplicateur est liée aux progrès réalisés par rapport aux « objectifs stratégiques ».
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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