
Non merci — En France, moins de 20 % des agriculteurs sont protégés contre les aléas climatiques et les pertes de récoltes
Sa visite n’avait pas été officiellement annoncée. Mardi, Annie Genevard était pourtant présente pour l’ouverture du Salon de l’élevage à Rennes. Deux semaines après avoir annoncé un plan d’un milliard d’euros qui n’avait pas totalement convaincu, la ministre de l’Agriculture n’avait probablement pas envie d’être confrontée à des agriculteurs en colère.
Victimes d’un été catastrophique qui a brûlé leurs pâturages, dévasté leurs cultures et tué des millions d’animaux, les agriculteurs sont à bout.
Pour les protéger, la ministre a avancé une idée. « Il est absolument indispensable que les agriculteurs français s’assurent », a-t-elle déclaré, évoquant même la possibilité de rendre cette assurance obligatoire.
La ministre fait référence à l’assurance récolte, qui peut couvrir les pertes liées aux conditions météorologiques défavorables. Cet été, des dizaines de milliers d’agriculteurs ont subi des pertes colossales. Certains petits producteurs de fruits, notamment de groseilles et de myrtilles, ont perdu la totalité de leur récolte.
Pourtant, nombreux sont ceux qui refusent de souscrire à ce type d’assurance, principalement en raison de son coût.
Stéphane est éleveur laitier en Seine-Maritime. Il n’est pas assuré contre les risques liés aux conditions météorologiques. « C’est une dépense supplémentaire, une charge de plus qui pèse sur la trésorerie. Et encore plus de paperasse à remplir », déplore l’agriculteur.
Il préconise plutôt l’adaptation des exploitations. C’est pourquoi il a réduit ses surfaces de maïs pour planter de la luzerne, moins exigeante…
Source: Yahoo Finance – Read the original Article
