
Le comité éditorial du Wall Street Journal a vivement critiqué dimanche le nouvel accord pétrolier conclu par le président Donald Trump avec le Venezuela, comparant l’arrangement à une scène du film « Le Parrain 2 » et remettant en question sa légalité, sa viabilité économique et sa pérennité politique.
Cette critique s’ajoute à une opposition croissante, à la fois républicaine et démocrate, ainsi qu’aux avertissements de l’opposition démocratique vénézuélienne, qui estime que Washington pourrait aider la présidente par intérim Delcy Rodríguez à rester au pouvoir tout en écartant les revendications en faveur d’élections libres.
Trump a annoncé l’accord vendredi, le qualifiant de « PLUS GROS ACCORD PÉTROLIER DE L’HISTOIRE MONDIALE » et affirmant que l’accès à quelque 65 milliards de barils de pétrole brut vénézuélien permettrait de plus que doubler les réserves pétrolières américaines, de contribuer à faire baisser les prix de l’essence et de permettre à Washington de reconstituer ses réserves stratégiques de pétrole.
Rodríguez affirme que l’accord s’étendra sur 25 ans et couvrira 17 champs pétroliers stratégiques, avec une production qui devrait à terme dépasser 1,5 million de barils par jour.
Mais dans un éditorial intitulé « Trump prend le pétrole du Venezuela », le Journal présente l’accord comme tout sauf conventionnel, le qualifiant d’exemple de « capitalisme de connivence » de l’administration.
Selon le quotidien, l’accord ressemble moins à « une transaction commerciale normale » qu’à la célèbre scène du « Parrain 2 » dans laquelle des hommes d’affaires américains rencontrent le dictateur cubain alors qu’ils cherchent à accéder à l’économie de l’île.
L’une des principales préoccupations du Journal concerne le rôle inhabituel attribué au Pentagone.
Selon l’éditorial, les États-Unis acquerraient une participation de 35 % dans North American Blue Energy Partners, une entreprise privée dirigée par l’homme d’affaires vénézuélien Alejandro Betancourt, qui entretient des liens étroits avec Rodríguez.
Désormais principal partenaire des États-Unis, le parcours de Betancourt soulève d’importantes interrogations.
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