
L’Iran ne disposerait plus que d’environ deux mois de réserves d’essence, alors que le blocus américain et l’offensive économique menée par le président Donald Trump étranglent les exportations pétrolières du régime et ses dernières sources de financement.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a qualifié vendredi cette crise, qui s’aggrave rapidement, de « mâchoires de la mort pour l’économie iranienne ».
Cette évaluation extraordinaire provient également de l’intérieur même du régime. Trois hauts responsables iraniens ont déclaré jeudi à Reuters que les sanctions américaines et le blocus paralysent de plus en plus la capacité de Téhéran à importer des biens essentiels, à obtenir des devises étrangères et à financer les réseaux coûteux qu’il utilise depuis longtemps pour contourner les restrictions américaines.
Plus frappant encore, l’un des responsables a affirmé que l’Iran — malgré ses immenses réserves de pétrole, parmi les plus importantes au monde — ne disposerait plus que d’environ deux mois d’essence.
La fragilité des infrastructures iraniennes de raffinage a rendu le pays dépendant des importations d’essence, qu’il peine désormais de plus en plus à obtenir. Dans le même temps, l’offensive économique prive Téhéran des ressources financières et des circuits nécessaires pour contourner les sanctions américaines.
Pendant des années, le régime s’est appuyé sur des sociétés-écrans, des banques clandestines, des pétroliers non enregistrés et de vastes réseaux de contrebande pour maintenir ses flux de pétrole et d’argent.
Ces réseaux deviennent désormais de moins en moins efficaces, alors que Washington ferme les canaux financiers à l’étranger et que le régime n’est plus en mesure de payer les surcoûts nécessaires pour contourner les sanctions encore en vigueur.
Vendredi, Bessent a décrit les conséquences en termes très directs, affirmant qu’aucune cargaison de pétrole brut iranien n’avait réussi à traverser le détroit d’Ormuz vers la Chine — le principal client pétrolier de Téhéran — depuis que Washington a rétabli le blocus.
Le pétrole brut iranien s’accumule désormais à bord de navires piégés dans le détroit, a déclaré Bessent, laissant au régime des capacités de stockage limitées et des revenus pétroliers qui disparaissent rapidement.
« La bouée de sauvetage des exportations iraniennes est en train d’être coupée », a-t-il écrit sur X.
Bessent a accompagné son avertissement d’un visuel inspiré du film Les Dents de la mer, proclamant : « Mâchoires de la mort pour l’économie iranienne », avec des représentations des exportations pétrolières iraniennes et de la monnaie du pays en chute libre.
Cette image saisissante illustre l’objectif de la campagne économique que l’administration Trump a rapidement intensifiée au cours des deux dernières semaines : empêcher l’Iran d’exporter son pétrole, puis fermer systématiquement les réseaux financiers que Téhéran pourrait utiliser pour survivre sans ces revenus.
Sur ordre de Trump, Bessent a officiellement lancé fin août l’« Operation Economic Outcast », décrite comme un « assaut économique » visant à isoler l’Iran de l’économie mondiale et, à terme, à faire s’effondrer le régime en coupant les revenus qui assurent sa survie.
« Il s’agit d’une asphyxie économique du régime », avait déclaré Bessent lors du lancement.
Le Trésor américain avait déjà identifié les banques, entreprises, navires, sociétés-écrans et autres réseaux utilisés par l’Iran pour contourner les sanctions, a expliqué Bessent, permettant à Washington de mettre en œuvre ce qu’il appelle une approche de « zéro fuite » contre les dernières bouées de sauvetage économiques de Téhéran.
Source: Brietbart – Read the original Article
