
Un groupe composé de trois anciens militaires et d’un historien de l’architecture a demandé vendredi à un juge fédéral américain de bloquer le début des travaux de l’arc de triomphe voulu par l’administration Trump à Washington.
Le département de l’Intérieur a annoncé jeudi que les travaux du monument de 250 pieds (76 mètres), situé près du cimetière national d’Arlington, pourraient bientôt commencer malgré les contestations judiciaires et l’absence d’approbation définitive de l’autorité chargée de l’aménagement de la capitale.
Dans une requête déposée vendredi devant un tribunal fédéral pour obtenir une ordonnance restrictive temporaire, les avocats des plaignants affirment que l’administration « n’a aucune base légale pour commencer les travaux ».
Selon eux, l’arc viole la législation fédérale et nécessite l’approbation du Congrès.
L’administration soutient qu’une loi de 1925 ayant autorisé une commission aujourd’hui disparue à construire le pont commémoratif d’Arlington constitue déjà une autorisation du Congrès pour l’arc, ce que les opposants contestent.
Malgré l’annonce du secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum, qui avait déclaré jeudi sur X que les travaux commenceraient après « une très longue attente », le gouvernement a précisé vendredi devant le tribunal que les travaux d’excavation prévus ne constituaient « ni la construction ni la démolition préparatoire à la construction » de l’arc.
Le gouvernement prévoit de creuser quatre « sondages » afin de déterminer si des objets archéologiques ou des matériaux culturels sont présents sur le site, à partir du 21 septembre ou après cette date.
Le terrain doit ensuite être remis en état d’ici le 31 octobre.
Cet arc s’inscrit dans l’ambition plus large de Trump de laisser son empreinte architecturale sur la capitale américaine, avec notamment le nouveau ballroom de la Maison-Blanche, la rénovation du bassin réfléchissant du Lincoln Memorial et le réaménagement d’un terrain de golf à East Potomac Park.
Inspiré de l’Arc de Triomphe de Paris, le monument doit s’élever près du cimetière national d’Arlington, un lieu de sépulture militaire que ses défenseurs présentent comme un hommage au sacrifice des anciens combattants américains.
Ses opposants estiment au contraire que l’arc détruirait la perspective historique soigneusement conçue entre le Lincoln Memorial et Arlington House.
Le projet n’a par ailleurs toujours pas reçu l’approbation définitive de la National Capital Planning Commission, qui doit notamment décider s’il est possible d’accorder une dérogation à la limite de hauteur de 130 pieds (40 mètres) appliquée à la plupart des bâtiments de Washington.
Source: NewsMax – Read the original Article
