
Wall Street va scruter les chiffres de l’emploi vendredi. Mais le président de la Fed, Kevin Warsh, pourrait à peine sourciller.
Dans son premier discours à Jackson Hole, Warsh a expliqué qu’il voulait réduire les indications données aux investisseurs sur les prochaines décisions de taux et laisser davantage les marchés interpréter les données.
Son diagnostic actuel est plutôt favorable à une politique monétaire restrictive : l’emploi reste solide, les pressions inflationnistes sont encore trop élevées et les conditions financières générales ne semblent pas suffisamment restrictives.
Pour le rapport sur l’emploi, Warsh estime qu’une croissance plus lente de la population active signifie que l’économie a besoin de moins de créations d’emplois chaque mois pour maintenir le chômage stable.
Il a également souligné l’importance de la moyenne sur quatre semaines des demandes d’allocations chômage, qu’il considère comme un indicateur en temps réel particulièrement fiable.
Ainsi, une faible croissance de l’emploi pourrait ne pas suffire à le faire changer d’avis. En revanche, une faiblesse de l’emploi accompagnée d’une hausse du chômage et d’une augmentation durable des demandes d’allocations pourrait davantage peser dans sa décision.
La Fed entre donc dans une nouvelle phase : les investisseurs ne cherchent plus seulement à anticiper la prochaine décision de taux, mais à comprendre la « fonction de réaction » de Warsh — c’est-à-dire les données et principes qui déterminent sa réponse aux évolutions économiques.
Source: Yahoo Finance – Read the Original Article
