
Deux élus démocrates demandent à l’administration Trump de débloquer près de 40 millions de dollars destinés à la sécurité électorale avant les élections de mi-mandat de novembre, avertissant que les États et les responsables électoraux locaux disposent de peu de temps pour se préparer aux cyberattaques et aux ingérences étrangères.
Le sénateur Alex Padilla et le représentant Joseph Morelle ont formulé cette demande dans une lettre adressée le 2 septembre au secrétaire à la Sécurité intérieure Markwayne Mullin et à Nick Anderson, directeur par intérim de la CISA.
Les élus réclament le déblocage de plus de 39,6 millions de dollars que le Congrès a demandé au Département de la Sécurité intérieure de consacrer aux efforts de sécurisation des élections pour l’exercice 2026.
« Alors que les élections de mi-mandat auront lieu dans deux mois, nous sommes profondément préoccupés par le fait que le temps presse », ont-ils écrit.
Selon eux, ces fonds sont nécessaires pour aider les autorités électorales locales et étatiques à protéger les infrastructures de vote contre les cyberattaques et les ingérences étrangères, notamment celles de l’Iran, de la Russie, de la Chine et d’autres acteurs étrangers.
Une grande partie de leurs inquiétudes concerne l’Election Infrastructure Information Sharing and Analysis Center (EI-ISAC), qui fournit aux bureaux électoraux des informations sur les cybermenaces et des recommandations pour protéger leurs systèmes.
Les élus affirment que les changements dans le financement fédéral ont rendu plus difficile, pour certaines juridictions locales et étatiques, l’accès à une assistance en matière de cybersécurité.
La priorité de Trump pour la sécurité électorale
Ce différend intervient alors que l’administration Trump met de plus en plus l’accent sur un autre aspect de la sécurité électorale : les modalités mêmes du vote, notamment le vote par correspondance.
Donald Trump a fait du renforcement des contrôles sur le vote par correspondance un élément majeur de son programme de sécurité électorale, aux côtés de mesures concernant les listes électorales, la vérification de la citoyenneté et les procédures de dépouillement.
Cette politique fait actuellement l’objet d’une bataille judiciaire distincte qui est revenue devant la Cour suprême jeudi.
L’administration Trump a demandé à la Cour suprême de bloquer une décision d’un juge fédéral empêchant le service postal américain (USPS) d’appliquer de nouvelles règles concernant les bulletins de vote par correspondance.
Cette requête intervient alors que la juge fédérale Indira Talwani, à Boston, examine la possibilité de prolonger son blocage temporaire d’une partie des règles de l’USPS.
Talwani avait imposé la semaine dernière une ordonnance restrictive temporaire de 14 jours après que plusieurs États dirigés par les démocrates et des groupes de défense du droit de vote ont contesté les règles de l’USPS, estimant que le gouvernement fédéral n’avait pas le pouvoir d’imposer ces exigences et que ces changements pourraient perturber les élections de novembre.
Selon Newsmax, la juge Talwani étudie désormais la possibilité de prolonger ce blocage temporaire, alors qu’elle examine la demande des plaignants visant à obtenir une injonction de plus longue durée.
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