
Citadel cherche à acquérir des actifs de production pétrolière aux États-Unis, notamment après avoir fait une offre pour WildFire Energy avant que Magnolia Oil & Gas n’accepte de racheter le producteur d’Eagle Ford pour 4,06 milliards de dollars.
Selon Reuters, le fonds spéculatif et négociant en matières premières a discuté ces dernières semaines avec plusieurs propriétaires de sociétés d’exploration et de production pétrolières soutenues par des fonds de capital-investissement.
WildFire aurait apporté à Citadel environ 53 000 barils équivalent pétrole par jour de production, dont près de 70 % de pétrole, ainsi que 810 000 acres nets dans le sud du Texas. Magnolia a finalement remporté l’enchère en juillet.
Citadel négocie déjà le pétrole, le gaz naturel, l’électricité et d’autres matières premières. Le groupe possède également déjà des capacités de production de gaz naturel. Il a racheté Paloma Natural Gas à EnCap Investments en 2025, l’a rebaptisée Apex Natural Gas et a ensuite ajouté des actifs de Comstock Resources et Azul Resources.
Le pétrole offrirait à Citadel une nouvelle présence physique venant soutenir ses activités de trading de matières premières.
Le pétrole de schiste américain est devenu particulièrement attractif cette année, car ses barils n’ont pas besoin de transiter par le détroit d’Ormuz, Bab el-Mandeb ou un autre point de passage maritime stratégique pour atteindre les raffineries et terminaux d’exportation de la côte du Golfe.
Les perturbations au Moyen-Orient ont maintenu les prix du brut à des niveaux élevés et permis aux producteurs américains d’enregistrer certains de leurs meilleurs résultats depuis plusieurs années.
Cette situation géographique préoccupait déjà le fondateur de Citadel, Ken Griffin. En avril, Griffin avait averti qu’une fermeture du détroit d’Ormuz pendant six à douze mois plongerait l’économie mondiale en récession.
Son inquiétude était simple : des pénuries prolongées de pétrole feraient grimper les coûts de l’énergie, l’inflation et les coûts de transport dans le monde entier.
Posséder des capacités de production américaines permettrait à une entreprise de matières premières d’avoir une exposition directe aux barils qui prennent davantage de valeur lorsque les approvisionnements étrangers sont perturbés.
Citadel serait loin d’être la seule. Vitol a développé puis vendu son activité de schiste VTX Energy Partners. Gunvor cherche de son côté à acquérir pour plus d’un milliard de dollars d’actifs gaziers dans le Haynesville.
Les producteurs de schiste soutenus par le capital-investissement étaient traditionnellement rachetés par de grands groupes pétroliers à la recherche de terrains et d’échelle.
L’intérêt de Citadel fait émerger une nouvelle catégorie d’acheteurs : des entreprises qui gagnent déjà de l’argent en négociant le prix du pétrole et qui cherchent désormais à posséder le pétrole lui-même.
Source: Zerohedge – Read the original Article
