Crise de la dette souveraine : la gauche française veut simplement brûler la dette Soumis par Thomas Kolbe Pour les analphabètes économiques, les socialistes et les ingénieurs de l’État social, le monde se compose d’un problème fondamental : d’où vient le crédit…
Pour les analphabètes économiques, les socialistes et les ingénieurs de l’État social, le monde se résume à un problème fondamental : d’où vient le crédit censé transformer les visions des planificateurs centraux en une nouvelle réalité ? Une fois que cette question aura été résolue et que le financement fragile sera en place, le travail pourra commencer.
Idéalement, les socialistes opèrent dans un monde à taux d’intérêt zéro dans lequel même les projets les plus absurdes, de la sortie du nucléaire à la construction d’éoliennes dans les forêts, en passant par les livraisons d’armes au Donbass financées par la dette, ou même des subventions d’un milliard de dollars pour le secteur des ONG, peuvent être financées.
C’est magique : les coûts de ce crédit artificiel, de cette demande gouvernementale absurde, qui doit finalement être payée par l’inflation et des impôts plus élevés, sont dissimulés derrière une propagande étatique massive et une réponse budgétaire tardive. La cause et l’effet de la demande gouvernementale sont donc séparés les uns des autres. Les citoyens ont du mal à comprendre pourquoi leur économie ne croît plus alors que l’appareil d’État, quant à lui, prend des traits kafkaïens.
Dans une interview aux Nouveaux Médias, le socialiste français Jean-Luc Mélenchon a révélé son secret politique pour surmonter la crise de la dette. Sa recette est socialiste, simple et unidimensionnelle. Le gouvernement français devrait simplement continuer à accumuler des dettes, sans aucun contrôle. La Banque centrale européenne pourrait alors servir de dépotoir obligataire et racheter les titres excédentaires du marché une fois la saturation atteinte.
Vient ensuite l’astuce peu subtile et prévisible : les obligations ainsi neutralisées pourraient tout simplement être brûlées au bilan. Ils disparaîtraient pratiquement de la mémoire des hommes politiques, du public et du marché obligataire. Le taux d’endettement diminue également – la parfaite imprimante d’argent numérique, un paradis socialiste aux possibilités illimitées.
Pourquoi personne n’y a-t-il pensé avant ? Car le fait est le suivant : quel homme politique a un quelconque intérêt à susciter une controverse publique et à reconnaître que notre monde ne dispose pas de ressources illimitées et qu’il existe un véritable problème de répartition ? La pompe à crédit pourrait résoudre tous les problèmes de ce monde simple. Personne n’aurait à abandonner quoi que ce soit ; la prospérité serait simplement imprimée dans l’existence. Voilà à quel point c’est simple.
Mais n’avons-nous pas déjà atteint cet état depuis longtemps ? En substance, la Banque centrale européenne poursuit précisément cette politique d’illusion infantile depuis la grande crise de la dette souveraine d’il y a quinze ans. Et maintenant, une fois de plus, le nouveau Transmission Protection Instrument (TPI) se présente comme un instrument censé permettre, si nécessaire, des achats d’obligations sans plafond quantitatif prédéfini. Si le marché obligataire abandonne la montagne de dettes accumulées par le club des débiteurs européens, les déficits seront comblés par la pompe du crédit.
La politique des banques centrales donne toujours l’impression d’une extrême complexité et d’un contrôle absolu sur les événements du marché. Les marchés obligataires sont quantitativement profonds, en particulier sur ce qu’on appelle la partie longue, les échéances les plus longues des obligations d’État. Il n’est en aucun cas possible qu’une banque centrale puisse contrôler ce marché, même à distance. Son pouvoir se déploie sur le court terme, qui est par conséquent là où se concentre la manipulation du marché.
Mélenchon présente ensuite sa deuxième idée brillante : des obligations communes émises par la Commission européenne et également stabilisées par la Banque centrale européenne dans un corridor de taux d’intérêt spécifique. La solvabilité de l’Allemagne, qui reste le point d’ancrage de l’ensemble du système d’endettement de l’UE, pourrait également avoir un effet bénéfique sur les taux d’intérêt en France, surendettée à environ 120 pour cent.
Mélenchon révèle dans une interview une incompétence économique stupéfiante. Voici un autre exemple :
En fin de compte, selon sa conception, cela revient à une transaction triangulaire : la France participe à l’Eurosystème à travers la Banque de France et est donc indirectement impliquée dans la Banque centrale européenne. Selon Mélenchon, si la BCE achète des obligations d’État françaises, cela équivaut à une sorte d’achat de sa propre dette. La France se devrait en fin de compte du crédit et pourrait donc annuler elle-même ces dettes, à condition que les obligations soient d’abord garées auprès de la BCE.
Seuls les socialistes ou les étatistes peuvent imaginer de telles absurdités économiques : emprunter sans limites, puis simplement effacer la montagne de dettes et laisser le peuple faire face à l’inflation créée dans le processus. Il s’agit d’un abus de confiance catastrophique et de la fin de toute politique gouvernementale civilisée.
Et réfléchissez au type de politiques mises en œuvre avec la pompe à crédit de l’État : du financement du conflit en Ukraine et de la politique climatique à la migration massive et incessante vers l’État-providence, qui, comme le système de retraite, doit également rester liquide grâce à des montants toujours croissants d’argent emprunté.
Le crédit comme grande illusion politique. Un crédit qui soulage la pression croissante en faveur de réformes exercée par des épaules politiques étroites afin de stabiliser un système qui a depuis longtemps dépassé ses limites économiques.
Mélenchon envisage de nouveaux emprunts de 5,7 pour cent cette année et sait exactement ce qui se passe : l’impasse politique à Paris empêche toute forme de consolidation budgétaire.
Les camps politiques marchent main dans la main vers la faillite souveraine. Et la politique allemande, elle aussi, semble savoir ce qui s’en vient : des euro-obligations, une consolidation de la dette sous l’égide de la Commission européenne.
Le premier test majeur : Next Generation EU, le projet d’obligations communes de 750 milliards d’euros que Bruxelles a mis sur le marché pendant les confinements liés au COVID – avec la responsabilité allemande et le soutien en liquidités de la BCE, principalement pour financer les déficits gigantesques de l’Italie et de l’Espagne.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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