La Chine a produit une quantité record de pétrole brut l’année dernière, soit 216 millions de tonnes, tandis que la production de gaz naturel a également considérablement augmenté, a rapporté aujourd’hui l’Administration nationale de l’énergie.
Au total, la production pétrolière et gazière de la Chine en termes d’équivalent pétrole a atteint 420 millions de tonnes, un record. Le gaz naturel à lui seul a augmenté de 10 milliards de mètres cubes l’année dernière. Le taux de croissance annuel est resté inchangé pour la neuvième année consécutive, a indiqué la NEA.
Les sociétés pétrolières et gazières chinoises ont également augmenté leurs réserves, avec de nouveaux volumes de pétrole et de gaz récupérables à 1,32 milliard de tonnes d’équivalent pétrole, révèle également le rapport. Il s’agit d’une augmentation de 5,6 % sur l’année. Sur ce total, le pétrole et le gaz conventionnels nouvellement découverts représentaient 1,29 milliard de tonnes, tandis que le pétrole et le gaz non conventionnels représentaient 30 millions de tonnes.
La Chine a déployé beaucoup d’efforts pour réduire sa dépendance à l’égard des importations d’énergie, et la guerre entre les États-Unis et l’Iran a contribué à son succès, tout comme la stratégie du gouvernement consistant à remplir ses réserves avec du brut russe et iranien à prix réduit au cours des deux dernières années. Cela a donné à la Chine une réserve d’approvisionnement estimée à 1 milliard de barils, qu’elle a exploité lorsque la guerre a provoqué une flambée des prix internationaux du pétrole.
L’augmentation de la production intérieure a également aidé, mais dans une moindre mesure : la Chine est encore loin d’être réellement autonome en matière de matières premières énergétiques, la demande augmentant beaucoup plus rapidement que la production locale de pétrole et de gaz.
Malgré cela, la Chine a vu ses importations de pétrole chuter au plus bas depuis 2017 en mai, à une moyenne de 7,8 millions de barils par jour. Les importations ont été vues par Kpler encore plus faibles en juin, au plus bas depuis 2016, soit environ 6,4 millions de barils par jour. Cela a contribué à atténuer le coup porté par les perturbations pétrolières au Moyen-Orient à l’économie mondiale, mais les analystes ont averti que cet affaiblissement n’est pas prêt de durer éternellement, car la demande de brut de la Chine finira par la pousser à augmenter ses importations.
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