
La sélection du jury a commencé mardi à New York dans le procès pénal visant le géant chinois des télécommunications Huawei.
L’entreprise est accusée d’avoir volé des technologies, commis des fraudes bancaires et électroniques, et contourné les sanctions américaines visant la Corée du Nord et l’Iran.
Certaines accusations remontent à 2009, lorsque Huawei aurait fourni au régime iranien du matériel de surveillance utilisé lors de la répression des manifestations après une élection contestée.
Les procureurs américains accusent également Huawei d’avoir utilisé des sociétés écrans pour contourner les sanctions contre l’Iran.
L’une des principales figures de cette affaire est Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et haut responsable du Parti communiste chinois.
Meng avait été arrêtée au Canada en décembre 2018 à la demande des États-Unis, déclenchant une crise diplomatique majeure entre Ottawa et Pékin.
En 2021, le ministère américain de la Justice sous Joe Biden a abandonné les poursuites contre Meng dans le cadre d’un accord.
Elle avait toutefois reconnu avoir fait de fausses déclarations concernant le contrôle par Huawei de Skycom, une société utilisée pour contourner les sanctions américaines contre l’Iran.
En 2020, les procureurs fédéraux de Brooklyn ont ajouté des accusations de racket et de complot visant à voler des secrets commerciaux.
Huawei est notamment accusé d’avoir recruté des employés d’entreprises américaines afin qu’ils transmettent des informations et propriétés intellectuelles appartenant à leurs anciens employeurs, avec des primes pour les informations volées.
Huawei nie toutes les accusations.
Le gouvernement chinois affirme que les poursuites américaines relèvent d’une politique d’« intimidation économique » visant à freiner les progrès technologiques de la Chine.
Le procès devrait durer environ trois mois et pourrait devenir un test majeur pour l’application des sanctions américaines et la lutte contre le vol de technologies.
Les enjeux sont considérables pour Huawei : une condamnation pourrait entraîner des amendes représentant une grande partie des bénéfices réalisés par l’entreprise au cours des 15 dernières années et compliquer fortement ses relations avec les banques américaines et internationales.
L’affaire pourrait également avoir des conséquences politiques majeures alors que Xi Jinping doit rencontrer Donald Trump aux États-Unis à la fin du mois de septembre.
« Huawei se trouve au croisement de la compétition technologique, des sanctions contre l’Iran et de la diplomatie entre les États-Unis et la Chine, ce qui rend cette affaire particulièrement importante », estime Craig Singleton de la Foundation for Defense of Democracies.
Source: Brietbart – Read the original Article
