
Le gouvernement mexicain se retrouve dans une situation embarrassante après avoir mené un vaste raid contre un dépôt de carburant et présenté l’opération comme une saisie historique liée au vol de carburant par les cartels. L’affaire a pris une tournure inattendue lorsque l’entreprise propriétaire du dépôt a présenté des documents et des reçus démontrant que l’installation était en règle et disposait de tous les permis nécessaires.
L’incident a commencé le 17 septembre, lorsque le parquet général du Mexique (FGR), accompagné des forces de sécurité fédérales mexicaines, a perquisitionné un vaste dépôt de carburant dans l’État de Guanajuato et saisi 59 millions de litres de diesel. Les autorités mexicaines avaient présenté l’opération comme une importante découverte, affirmant que le complexe de carburant était clandestin et illégal.
Le lendemain, le principal responsable mexicain de la sécurité, Omar García Harfuch, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé la « saisie historique ». Il a affirmé qu’aucune arrestation n’avait eu lieu pendant le raid, mais que des arrestations de trafiquants de carburant illégal suivraient.
Cette opération intervient dans le cadre d’une apparente offensive contre le carburant volé ou introduit clandestinement dans le pays, une pratique connue sous le nom de « huachicol », terme populaire désignant le carburant illégal.
Quelques heures après la conférence de presse, la société pétrolière GRUPO SIMSA a publié un communiqué affirmant que son dépôt de San José Iturbide, dans l’État de Guanajuato, était parfaitement légal et fonctionnait depuis neuf ans.
Dans son communiqué, Grupo SIMSA a fourni plusieurs numéros de permis délivrés par des organismes de réglementation étatiques et fédéraux, notamment dans les domaines de la sécurité nationale, de l’environnement, de l’utilisation des sols et du transport, qui avaient tous autorisé l’exploitation du dépôt.
L’entreprise a déclaré avoir remis l’ensemble de ces documents aux autorités fédérales, tout en précisant que le public pouvait les consulter dans les bases de données publiques des autorités étatiques, fédérales et locales.
Cette révélation semble remettre en question la présentation de cette « saisie historique » et pourrait avoir servi à détourner l’attention du public des pressions exercées par le gouvernement américain sur ses homologues mexicains pour qu’ils s’attaquent aux responsables politiques corrompus ayant permis aux cartels criminels de prospérer.
Quelques jours avant la saisie, le président américain Donald Trump avait déclaré que le Mexique devait faire davantage pour lutter contre les organisations terroristes et ceux qui les soutiennent politiquement.
L’un des dossiers les plus importants concerne le gouverneur de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, qui vit au Mexique sous protection gouvernementale alors qu’il est recherché par le département américain de la Justice pour des accusations de complot lié au trafic de drogue et de trafic d’armes, en raison de liens présumés avec le cartel de Sinaloa.
Plus récemment, le gouvernement mexicain a également été mis en cause au sujet de son ancien secrétaire à la Marine, Rafael Ojeda, qui a « disparu » alors que des enquêtes suggèrent qu’il aurait été impliqué dans de vastes opérations de carburant menées par les cartels.
Deux de ses neveux, qui étaient à l’époque vice-amiraux de la marine mexicaine, sont déjà détenus au Mexique et font face à des accusations dans le cadre d’un réseau qui serait susceptible d’impliquer des membres de l’élite politique du pays, notamment les fils de l’ancien président mexicain Andrés Manuel López Obrador.
Ildefonso Ortiz est un journaliste primé de Breitbart News Foundation. Il a cofondé le projet Cartel Chronicles de Breitbart News Foundation avec Brandon Darby et la direction de Breitbart. Vous pouvez le suivre sur Twitter et Facebook.
Brandon Darby est directeur général et rédacteur en chef de Breitbart Texas. Il a cofondé le projet Cartel Chronicles de Breitbart News Foundation avec Ildefonso Ortiz et la direction de Breitbart. Il est également présent sur Twitter et Facebook.
Source: Brietbart – Read the original Article
