La Banque centrale européenne devrait laisser ses taux inchangés lors de sa réunion qui s’achèvera aujourd’hui, choisissant la patience plutôt que les prévisions et préservant une marge de manœuvre maximale avant une décision importante d’ici septembre.
Ni les traders ni les analystes ne pensent que la BCE procédera aujourd’hui à une deuxième hausse consécutive après celle du mois dernier. Cela signifie que le taux de dépôt devrait rester à 2,25 %, un niveau que les responsables ont qualifié de « approprié » alors qu’ils évaluent les implications d’une nouvelle escalade du conflit américano-iranien.
Dans un panel d’économistes pour Bloomberg auquel j’ai participé, la plupart des économistes ont laissé ouverte la possibilité d’une hausse des taux d’un deuxième quart de point d’ici septembre, lorsque les décideurs politiques auront de nouvelles projections trimestrielles.
Le cessez-le-feu qui a suivi la réunion de juin de la BCE et une inflation plus faible que prévu ce mois-là ont renforcé l’espoir que le pire de la crise soit passé. Cependant, de nouvelles hostilités récentes, ramenant le pétrole Brent autour de 100 USD le baril, ont ravivé les attentes d’un nouveau resserrement à venir.
Les traders parient actuellement qu’un premier mouvement en juin sera suivi d’un autre en septembre et d’un dernier d’ici la fin de cette année. Les projections de la BCE du mois dernier reposaient sur l’hypothèse d’un total de trois hausses de taux au cours de ce cycle.
Néanmoins, il est peu probable que le message de Francfort aujourd’hui constitue une feuille de route pour la prochaine étape. Il s’agit plutôt d’un rappel du fait que la politique monétaire reste fortement dépendante d’évolutions imprévisibles. La BCE n’a pas besoin de dire aux marchés où elle va, alors que celle-ci dépend encore fortement de l’évolution incertaine des prix de l’énergie, des taux de change et des tensions géopolitiques.
À ce stade, le plus grand atout du Conseil des gouverneurs est sa flexibilité – et il est peu probable qu’il abandonne cet atout en signalant prématurément si septembre pourrait entraîner une nouvelle hausse des taux ou une pause prolongée.
La BCE a déjà réagi au choc inflationniste des derniers mois, et les décideurs politiques resteront probablement légèrement prudents alors que les inquiétudes se durcissent encore, à moins que les données ne l’exigent clairement. Le défi de la banque centrale n’est pas simplement de savoir si l’inflation est élevée (graphique 1), mais aussi de savoir si les pressions actuelles se révéleront suffisamment persistantes pour empêcher l’inflation de revenir progressivement vers son objectif de 2 %. L’inflation globale a ralenti plus que prévu le mois dernier, à 2,8% sur un an.
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Traduit automatiquement de l’anglais. Le texte original fait foi.
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